Dramaturgie de l'espace-temps sur la scène Tudor : étude de quelques formes c.1520-c.1564

par Norah Yvonne Phoenix

Thèse de doctorat en Études anglaises

Sous la direction de André Lascombes.

Soutenue en 1997

à Tours .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Cette thèse a pour objectif de mettre en relief les richesses dramaturgiques et scéniques du théâtre Tudor (1497-1576), corpus sans doute trop souvent resté dans l'ombre de son prédécesseur, le drame médiéval et de son héritier, le théâtre public élisabéthain et notamment shakespearien. La fécondité de la création théâtrale de l'époque Tudor est examinée à travers la perspective de l'espace-temps, cette stratégie dramaturgique par laquelle on parvient a créer une épaisseur et une respiration qui imitent le foisonnement et le relief de la vie ; l'étude de l'espace-temps est, du reste, un outil critique qui permet de connaitre une pièce sous toutes les coutures. L’axe central de cette étude est donc la fusion du temps et de l'espace telle qu'elle s'opère au cours de la réalisation scénique de la pièce. Une fois posés les repères culturels et techniques qui informent ce travail, la deuxième partie propose l'analyse de cinq pièces composées entre 1520 et 1564 : une "pièce débat" (debate play), The Play of the Wether, de John Heywood, une "farce", Johan Johan, du même auteur, une "comédie néoclassique" (new comedy), Gammer Gurton's Needle, de Mr S. , et deux "interludes tardifs" (late interludes) : Apius & Virginia de R. B. , et Cambises de Thomas Preston. En remontant du texte au spectacle, l'objectif est de restituer à ces pièces les aspects proprement scéniques des représentations du passé. La troisième partie est consacrée aux conclusions tirées de ces analyses. Conclusions organisées en deux grandes catégories (chacune représentant un chapitre) autour du principe directeur qu'est la fonction de réception théâtrale. En effet, à travers l'examen du miroitement crée entre l'effet de réel et l'effet spectaculaire que met en place ce théâtre, est soulignée la relation de connivence qui s'instaure entre le spectacle et son spectateur.


  • Résumé

    The aim of this thesis is to highlight the staging techniques and dramaturgical qualities of plays performed on the Tudor stage, a corpus all too often overlooked, even swept aside, by critics and unjustifiably overshadowed by the impact of both the medieval and Elizabethan (particularly Shakespearian) theatres. The scenographic creativity of the Tudor corpus is examined through the perspective of time and space. This duo serves the playwright as a strategy for creating substance and for breathing life into a performance. It also serves the critic as a useful tool for examining a play from almost every angle. A brief outline of the life and times of the period, involving a degree of cultural guesswork as to the identity of the Tudor spectator is followed by an account of the technical approach and the problematics envisaged. The focal point of the study concerns the handling of time and space in five plays dating from 1520-64: a debate play, The Play of the Wether, by John Heywood, a "farce", Johan Johan, by the same author, a new comedy, Gammer Gurton's Needle, by Mr S. , and two late interludes: Apius & Virginia by R. B. , and Cambises by Thomas Preston. Through this spatio-temporal focus, textual codes provide dues for reconstructing the original performances. In the final part, a synthesis is established from the preceding analyses. Amongst the hypotheses put forward and the conclusions drawn, the main aspect considered is that of the constant mobility observed between reality effects and spectacular effects, a phenomenon particularly adapted to the involvement of the spectator. Moreover, the intensity of the relationship between play and audience stands out as one of the principal features of Tudor theatre.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (657 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 573-608 (565 ref.)

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université François Rabelais. Service commun de la documentation. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.