L'apprentissage de l'ecriture contraintes orthographiques & contraintes phonologiques

par CHRISTIANE SOUM

Thèse de doctorat en Linguistique

Sous la direction de Jean-Luc Nespoulous.

Soutenue en 1997

à Toulouse 2 .


  • Résumé

    Ce travail porte sur l'apprentissage de l'ecriture chez des enfants de 7 et 8 ans. L'hypothese generale est la suivante: le facteur determinant de l'exactitude orthographique ne se reduit pas a la forme orthographique des mots : leur forme phonologique est egalement un parametre pertinent dans l'habilete a ecrire un mot sous sa forme conventionnelle. L'analyse du francais ecrit, menee en synchronie et basee sur des criteres phonologiques (structure syllabique) et psycholinguistiques (frequence d'usage, longueur des graphemes) aboutit a trois categories orthographiques : les mots irreguliers, preseants et reguliers. L'analyse du francais parle se fonde sur la theorie developpee par encreve (1988), basee sur la notion de flottement phonologique. Cette theorie implique que les elements n'ont pas tous le meme statut phonologique : certains sont stables (une consonne initiale de mot), d'autres sont instables (une consonne finale de mot). Les hypotheses specifiques impliquent principalement a) un effet de la forme orthographique du mot : plus le mot est irregulier, plus il est source d'erreurs ; b) un effet de l'organisation syllabique du mot : la difficulte a ecrire un mot est proportionnelle a son instabilite phonologique c) une difference dans le traitement d'une consonne finale de mot et d'une consonne de liaison. L'evaluation de ces hypotheses s'effectue par deux experimentations : une dictee de mots isoles et de syntagmes. Notre travail suggere que les erreurs orthographiques sont le resultat d'un conflit entre l'orthographe et les proprietes phonologiques : a) toutes les syllabes ne sont pas traitees de la meme facon ; nos resultats attestent sans equivoque la fragilite des consonnes finales de mots ; b) on trouve respectivement plus d'erreurs sur un mot irregulier, preseant puis regulier ; c) en contexte de syntagme, une consonne finale de mot n'entraine pas les memes erreurs qu'une consonne de liaison. Finalement, on peut conclure que le poids d'une contrainte, phonologique ou orthographique, depend de la presence ou de l'absence d'une contrainte initiale preponderante (complexite syllabique ou orthographique).

  • Titre traduit

    Learning how to write : orthographical and phonological constraints


  • Résumé

    This work deals with the learning of writing skills by 7 and 8 years old children. The general hypothesis is the following : the correct handling of orthography cannot be reduced to the mere knowledge of the orthographical properties of words ; their phonological form also appears to be a relevant parameter in the ability to write a word in a conventional (canonical) way. The in-depth analysis of written french - carried out in synchrony and on the basis of both phonological (syllabic structure) and psycholinguistic (frequency of use, graphemic length) criteria - leads to the identification of three orthgraphical categories : irregular, "preseant" and regular words. The analysis of oral french is based upon the phonological theory developed by encreve (1988), relying on the notion of phonological "floating". Such a theory implies that all elements do not share the same phonological status : some of them are stable (e. G. Word initial consonants) ; others are unstable, or "floating" (e. G. Word final consonants). The specific hypotheses mainly claim the existence of : (a) an effect of the orthographical form of the words : the more irregular a word, the more prone to errors ; (b) an effect of the syllabic structure of words : the difficulty to write a word is directly proportional to its phonological instability ; (c) a difference in the processing of word final consonants and that of "liaison" consonants. Our study suggests that orthographical errors are the outcome of a conflict between orthographical and phonological properties : (a) all syllables are not processed alike : our results unequivocally show the fragility of word final consonants ; (b) error percentages decrease from irregular words to "preseant" and to regular words ; (c) within syntagms, a word final consonant do not yield the same errors as a "liaison" consonant. Finally, one can conclude that the weight of a constraint - either phonological or orthographical - depends upon the presence or the absence of an initial preponderant constraint (syllabic complexity or orthographical).

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Informations

  • Détails : 2 vol., 283 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 139 ref.

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  • Cote : 1997TOU20030
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  • PEB soumis à condition
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