Edition critique de la lingua d'erasme. (traduction-introduction-commentaires)

par Jean-Paul Gillet

Thèse de doctorat en Littérature comparée

Sous la direction de Yves Delègue.

Soutenue en 1997

à Strasbourg 2 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    En aout 1525 parait a bale la lingua d'erasme. Dans ce livre assez desordonne, erasme repond aux nombreuses attaques de ses detracteurs. Il y fustige donc la violence de la langue bavarde quand elle echappe a tout controle de la raison et se laisse aller au mensonge, art des hypocrites, a la trahison du secret, a la medisance, au blaspheme et a la diabolique calomnie. Mais erasme indique aussi les remedes contre cette maladie : le silence, ou se condense l'esprit, la concision du discours, qui assure la plenitude de sens, l'adaptation des paroles aux actes, qui correspond a l'adequation de l'etre et du paraitre, tous ces moyens permettent d'echapper au bavardage et de retrouver la langue de la foi. Toutefois l'entreprise est difficile, car la renaissance remet au coeur des debats la question de la langue en mettant en doute la verite de la langue divine. Ainsi erasme, qui se montre combatif et desireux de servir cette verite, laisse aussi transparaitre son pessimisme : le monde ne se reconnait plus dans cette langue divine qui l'a fonde. Une proliferation d'interrogations ebranle alors les anciennes certitudes : la langue humaine peut-elle s'approprier le sujet-dieu qui s'exprime par la sienne propre ? erasme se heurte a cette contradiction. Les hommes seraient-ils donc condamnes a un double langage ? des traces de cette contradiction se trouvent dans l'ecriture de la lingua : erasme s'y montre parfait pedagogue, utilisant les figures de la rhetorique pour empecher son livre de se perdre dans l'inconnu ; mais les nombreuses digressions, pleines de recits agrementant la demonstration de leur jubilation variee, temoignent aussi de son plaisir de la parole spontanee.


  • Résumé

    In august 1525, erasmus's lingua is published in basle. Numerous attacks disparaging erasmus are replied to in this rather disorganised book. Erasmus flays the violence of long-winded, gossipy language uncontrolled by reason and stooping to lies, which are the art of hypocrites, as well as to betraying secrets, to scandalmongering, blasphemy, slander and calumny. Yet erasmus names the remedies of this disease : silence, where the mind is condensed, the sharpening of speech, whereby the senses are enriched, the fitting of the words to the deeds, as to resolve the dispute of reality and pretence ; all this as means to free oneself from long-winded chattering and to restore the language of faith. Such an undertaking, however, proves difficult, for the question of language is placed in the centre of renaissance dispute, where the truth of divine language is doubted. Thus, ready to fight for this truth that he willingly submits himself to, erasmus also displays a more pessimistic point of view : that of a world unrecognizable to itself in that divine language it once founded. Former certainties are shattered by proliferated questioning : can human language take over god who expresses himself through his own tongue ? erasmus wears himself out on this contradiction. Could man be condemned to a double language ? this contradiction shows through the writing of lingua. Erasmus proves a perfect teacher, using rhetorical figures to prevent his book from passing unnoticed. On the other hand, numerous digressions, accounts that adorn the demonstration of their varied exultation, bear witness of his pleasure in the spontaneity of the word.

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Informations

  • Détails : 1 vol., 458 p.
  • Notes : THESE NON CORRIGEE
  • Annexes : 73 ref.

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  • Bibliothèque : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
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