Anthropologie sceptique : montaigne, bayle et hume

par Frédéric Brahami

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Didier Deleule.

Soutenue en 1997

à Paris 10 .


  • Résumé

    L'objet de ce travail consiste a cerner l'identite d'un espace theorique constitue par les oeuvres de montaigne, de bayle et de hume. Ces trois penseurs forment une tradition sceptique dans laquelle les principes et les concepts convoques permettent et requierent la constitution d'une anthropologie. La premiere partie, qui veut decrire + l'emergence de la croyance ;, cherche a legitimer le fait meme de cette tradition, en distinguant le scepticisme moderne de l'ancien. Cette distinction procede de la theologie, et plus precisement des apories conceptuelles inherentes a la notion de dieu. Le scepticisme inaugure par montaigne et continue par bayle et hume met en avant le fait de la croyance, comme realite psychologique irreductible a l'opinion, au savoir et a la foi. Dans une deuxieme partie c'est + l'oeuvre de la croyance ; qui est analysee. La force de la croyance resulte de ce que l'esprit n'est pas considere par montaigne, bayle et hume comme un contenant dont les idees seraient le contenu. Il est un reseau de forces dans lequel les representations sont d'abord des affects. L'apport fondamental de montaigne, bayle et hume a la theorie de la connaissance reside dans ce rabattement du representatif sur l'affectif, qui correspond a la destitution de la raison comme principe. Cette critique de la raison aboutit a la naturalisation de l'homme en son entier, ce qui est la condition fondamentale pour qu'une anthropologie se constitue ; et meme cette naturalisation requiert la constitution d'une anthropologie.


  • Résumé

    The purpose of this work is to define a theoretical field spanning the works of montaigne, of bayle and hume. These three thinkers make up a sceptic tradition in which the principles and concepts that are brought forward allow and require the constitution of an anthropology. The first part, whose subject is + the emergence of belief ;, aims at legitimating this tradition by making a distinction between modern scepticism and ancient scepticism. This distinction comes from theology, and more precisely from the theoretical difficulties linked to the notion of god. The scepticism which montaigne gave rise to, and which bayle and hume continued, puts forward belief as a psychological reality that is irreducible to opinion, to knowledge and to faith. The second part analyses + the work of belief ;. The strength of belief is the result of the fact that the mind is not considered by montaigne, bayle and hume as a container whose ideas make up the contents. It is a network of forces in which representations are first and foremost affects. The fundamental contribution of montaigne, bayle and hume to the theory of knowledge consists of this quasi-identification of the representations with the affects, which heralds the dismissal of reason as a principle. This criticism of reason leads to the naturalization of man which is the fundamental condition for an anthropology to emerge, and even this naturalization requires the constitution of an anthropology.

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Informations

  • Détails : 2 vol., 594 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 554 ref.

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  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 97 PA10-112 (1-2)
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