Les incidences des modifications de la structure de l'actionnariat sur la richesse des actionnaires : études empiriques sur le marché français

par Samia Radhia Tnani

Thèse de doctorat en Gestion

Sous la direction de Bertrand Jacquillat.

Soutenue en 1997

à Paris 9 .


  • Résumé

    Le problème d'agence souligne par Jensen et Meckling (1976) et Jensen et Fama (1983) repose sur l'indépendance entre le pouvoir et la propriété qui caractérise la firme moderne. En effet, les actionnaires sont devenus trop nombreux, chacun d'eux détient une part faible dans le capital social et subissent par conséquent les choix des dirigeants, sans pouvoir les contrôler. Les dirigeants, quant a eux, profitent de bénéfices personnels au détriment de l'intérêt des actionnaires. Ce problème d'agence peut être résolu par la législation en vigueur, dans la mesure ou celle-ci œuvre à défendre les intérêts des actionnaires minoritaires. Pour cette raison, certaines règles mises en place en France, relatives a la configuration des capitaux propres, sont étudiées. Ils s'agit essentiellement des règles et lois qui concernent le gouvernement d'entreprises et qui régissent la structure de l'actionnariat. Celle-ci étant définie comme étant la répartition du pouvoir entre actionnaires, les principaux titres permettant de la modifier ont été passes en revue. L'analyse des choix du législateur en matière de structure de l'actionnariat a été abordé à travers la littérature relative a ce sujet. Cette analyse a permis de montrer que les choix du législateur ne concourent pas toujours à la défense de l'intérêt des petits porteurs. En effet, la distorsion entre le pouvoir et la propriété, due à l'émission de certains titres tels que les certificats d'investissement et certificats de droits de vote ou à la conversion d'actions en actions à droit de vote double, donne lieu à de supers pouvoirs pour certains actionnaires. Par ailleurs, la possibilité de la mise en place de stratégies anti-OPA, dont les entreprises françaises se sont dotées, est souvent avancée par la littérature comme une perte de richesse pour les actionnaires. Les choix du législateur peuvent être néanmoins justifiés par le désir de défendre l'intérêt social, la souveraineté de l'entreprise française ou l'intérêt des travailleurs. Les lois en vigueur ne permettant pas de résoudre de manière efficace les conflits d'intérêts entre les dirigeants et les actionnaires, nous nous sommes intéressé dans la deuxième partie à l'etude de l'impact de la prédominance de certains actionnaires sur la valeur de la firme. En effet, si un actionnaire devient suffisamment important, il peut alors jouer un rôle de surveillance et de c

  • Titre traduit

    The impact of modification of firms'ownership on shareholders'wealth empirical studies on the french market


  • Résumé

    The agency problem developed by Jensen and Meckling (1976) and Jensen and Fama(1983) can by resolved by different ways. The law can try to reduce conflict of interest between managers and shareholders. The study of the french law and its analysis through the literature prove that its first objective is to defend the interest of shareholders, but that many rules are opposed to their interest. Especially, the anti-takeover clauses that some french firms choose made bigger the lag between shareholders and managers. So the law seems insufficient to resolve the agency problem. An other way to resolve the conflict of interest, as suggested by shleifer and vishny (1986), is to encourage some investors to become bigger in order to control managers' performance. An empirical study tests this hypothesis and finds that families, holdings and institutional investors are shareholders that can achieve this objective. The last manner studied to resolve the agency problem is the stock market : improving the informational content of the stocks and choosing an optimal contract of managers' compensation can improve shareholders'wealth. In order to prove it, an empirical study examines the impact of <<franchissements de seuil>>. They are events that indicate a concentration of ownership when one investor decides to become bigger and a dilution when one investor sells his shares. These events have big interest because they are generated by a trade in the market and because they induce a change in the ownership of the firm. Event studies have been conducted to analyse the impact of a change in the ownership. The results show that concentration like dilution are good news but the explanation of the two phenomena is different whereas the positive impact of concentration can be explained by a reduction of the agency problem. The positive impact of dilution is explained by an increase of probability of take-over and by an increase in liquidity as suggested by holmstrom and tirole (1993). Liquidity induces improvement of the informational content of stocks : correlation between managers' performance and stock prices become superior and the market can play its property of controlling firms. Our investigations on the french market based on the model of madhavan and smidt (1991) reveal that very liquid stocks are infrequently subject of adverse selection. However small firms characterise

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Informations

  • Détails : 1 vol., 297 p.
  • Notes : Thèse non corrigée
  • Annexes : 101 réf.

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