Contribution à l'étude de CD100, première sémaphorine humaine identifiée dans le système lymphoide

par Abdellah El Habazi

Thèse de doctorat en Biologie des cellules sanguines, option immunologie

Sous la direction de Laurence Boumsell et de Armand Bensussan.

Soutenue en 1997

à Paris 7 .


  • Résumé

    La molécule CD100 a été identifiée pour la première fois à la surface des lymphocytes humains à l'aide de deux anticorps monoclonaux BD16 et BB18. Un rôle de la molécule dans l'activation des lymphocytes T a été suggéré dans des situations d'activation dépendantes de CD3 ou de CD2 après liaison de l'épitope spécifique reconnu par BD16, ou dans un système de comitogénicité avec des esters de phorbol (PMA). Le clonage récent de CD100 a montré son appartenance à la famille des sémaphorines, famille de molécules qui jouent un rôle dans le guidage des cônes de croissance des axones au cours du développement du système nerveux. Nous montrons dans ce travail que CD100 est associée physiquement à la protéine tyrosine phosphatase CD45. Cette interaction revêt un aspect fonctionnel car dans certaines conditions la réticulation de CD100 par l'anticorps BD16 augmente l'adhésion homotypique des lymphocytes T après liaison d'un épitope particulier de la molécule CD45. Parallèlement, nous observons aussi que ces mêmes anticorps modulent négativement l'expression de CD100 à la surface des lymphocytes T. L'ensemble de ces résultats suggère une relation fonctionnelle étroite entre CD100 et CD45, une protéine tyrosine phosphatase essentielle pour l'activation lymphocytaire T. Par ailleurs, le domaine cytoplasmique de CD100 comporte de nombreux sites de phosphorylation sur résidus sérine et thréonine et un site tyrosine. Nous montrons ici que le domaine cytoplasmique de CD100 est physiquement associé avec une protéine sérine kinase intracellulaire pour laquelle il est un substrat préférentiel. De façon intriguante, cette kinase est uniquement retrouvée dans les immunoprécipités réalisés avec l'anticorps BB18 mais pas avec BD16 qui en plus, dissocie CD100 de la sérine kinase qui lui est associée in vitro. Enfin, et ceci par analogie avec les sémaphorines qui existent à la fois sous forme membranaire et soluble, nous rapportons qu'une forme soluble de CD100 est libérée après clivage protéolytique en surface par des métalloprotéases atypiques qui restent à identifier. Des études préliminaires montrent que les molécules CD100 soluble et membranaire se fixent sur des protéines de la surface des cellules T. Le relargage de cette forme soluble de CD100 par ces cellules en présence de l'anticorps BD16 mais pas de l'anticorps BB18 semble indiquer que les événements d'adhérence et de comitogénicité CD2- ou CD3-dépendants observés après liaison de l'épitope BD16 sont vraisemblablement liés à la libération de cette forme soluble de CD100. L'ensemble de ce travail suggère en définitive que CD100, à l'instar des sémaphorines du système nerveux, pourrait être également une molécule du guidage présente dans les cellules lymphoïdes mais aussi une molécule d'activation à part entière liée à des voies de signalisation qui font vraisemblablement intervenir CD45 et une sérine kinase intracellulaire

  • Titre traduit

    Further study of CD100, the first human semaphorin identified in the lymphoid system


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Informations

  • Détails : 1 vol. (270 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 210-238

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TS (1997) 203
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