La femme coreenne. Ses conditions de vie et ses vetements du xviie au xixe siecle d'apres les romans et peintures de l'epoque

par YOUNG-SOON SOHN

Thèse de doctorat en Etudes indiennes et extrême-orientales

Sous la direction de Ogg Li.

Soutenue en 1997

à Paris 7 .


  • Résumé

    La femme coreenne, noble ou appartenant aux diverses strates populaires, dependait de l'homme : son pere, puis son mari, enfin son fils. Dans ce contexte patrilineaire et patriarcal, une morale confuceenne exigeait d'elle obeissance, fidelite et chastete. Seule la courtisane, ou kisaeng, echappait a ces contraintes. Tout cela transparait dans les romans de la fin de l'ere choson. Les romans parlent egalement parfois des vetements dont les materiaux, la forme, la couleur et l'usage etaient fixes selon le rang social de la femme qui les portait. Et, bien entendu, les vetements evoluaient en fonction non seulement de la mode, mais aussi des bouleversements sociaux. Les romans decrivent egalement tres bien les efforts faits par les femmes pour briser le joug de la morale vestimentaire confuceenne et des coutumes, qui leur imposaient, par exemple, d'accumuler les sous-vetements afin de cacher les formes de leur corps. Les documents historiques nous montrent aussi les femmes de rang inferieur s'efforcant de se vetir et de se coiffer comme celles de la noblesse. D'ou l'usage de la soie et d'autres etoffes precieuses, l'usage aussi de postiches luxueux. Peintures et moeurs et romans le montrent abondamment. Peu a peu, la femme se libera donc. Elle fut enfin montrer ses sentiments, en particulier dans le domaine sexuel, et les manifester par le biais du costume et de la coiffure, qui, a la fin de l'ere choson, se resumaient a une veste courte, une jupe longue et ample, et une coiffure avec postiche et longue tresse. Paradoxalement, les femmes portaient, a l'exterieur, un chang'ot, sorte de grand pardessus, qu'elles portaient drape jusque sur la tete et qui leur masquait le visage. Les kisaeng n'echappaient pas a cette contrainte. On peut dire que les vetements des femmes de la derniere periode de choson etaient imites de ceux des femmes de la noblesse censes refleter leur vertu. Les femmes de toutes les classes participerent a cette evolution. Les kisaeng determinaient les caracteristiques exterieures du vetement feminin de cette derniere periode, tandis que les paysannes fabriquaient divers articles rendant possible la confection des vetements de luxe.


  • Résumé

    The korean woman, noble or belonging to the popular classes, was dependant on the man : her father, then her husband and finally her son. In this patrilinear and partriarchal context moral obedience, fidelity and chastity was demanded of her. Only the courtisan, or kisaeng escaped from these constraints. This appeared in the novels from the end of the choson era. The novels also spoke about women's clothes in which the material, the form, the colour and the usage were fixed according to the social rank of the woman in question. It should be understood that the clothes developed not only according to fashion but also according to social changes. The novels also describe the efforts made by the women to break free of the moral constraints of confucian customs imposed upon them, such as increasing the amount of undergarments to hide the form of their bodies. The historical documents show us that the women of low social standing were forced to dress and style their hair according the style of the noble women. The usage of silk and other precious materials, and the usage of luxurious hair-pieces are also displayed by paintings of the social customs and novels. Little by little women liberated themselves. They were eventually able to display their feelings, particularly in the sexual domain, and to manifest them by the type of costume, by the hairstyle, which at the end of the choson era was a short jacket, a long and full skirt and a hairstyle with a wig and long plait. Paradoxically, the women wore, on the outside, a chang'ot, a type of large overcoat, which covered their head and face. The kisaeng didn't escape this constraint. It can be said that the women's clothes from the latter period of choson were modeled on those of the noble women who were concerned to display their virtue. Women of all classes participated in this evolution. The kisaeng determined the exterieur characteristics of women's clothes in this latter period, while the peasants made various articles making possible the fabrication of luxury clothes.

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Informations

  • Détails : 1 vol., 301 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 138 ref.

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • Disponible pour le PEB
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