Les cellules somatotropes de l'hypophyse anterieure, des cellules endocrines pacemaker (etude in vitro en patch clamp avec imagerie des ions ca#2#+ intracellulaires)

par RENATA KWIECIEN

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Constance Hammond.

Soutenue en 1997

à Paris 6 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    La secretion de l'hormone de croissance (gh) par les somatotropes, cellules endocrines de l'hypophyse anterieure, est sous la dependance de deux facteurs hypothalamiques principaux : un facteur stimulateur, la somatoliberine (growth hormone releasing hormone, ghrh) et un facteur inhibiteur, la somatostatine. L'interrelation entre ghrh et somatostatine resulte, chez le rat male adulte en la secretion periodique de gh (un pic d'une heure toutes les trois heures). D'autre part, un modele de somatotrope tumorale, la lignee gc, qui n'exprime pas de recepteurs de la ghrh, presente une secretion continue de gh en l'absence de stimulation. Nous avons etudie, a l'aide des techniques de patch clamp et d'imagerie des ions ca#2#+, les mecanismes par lesquels les somatotropes normales maintiennent une secretion de gh a long terme en reponse a la ghrh : la ghrh declenche une activite rythmique composee de potentiels d'action calciques auxquels correspondent des augmentations transitoires de ca#2#+#i. Cette activite, qui est sensible a la concentration extracellulaire en ions ca#2#+ et na#+, se poursuit pendant toute la duree de l'enregistrement (1h 30) et est inhibee de facon dose-dependante par la somatostatine. Les cellules gc presentent au contraire une activite rythmique spontanee en l'absence de toute stimulation exterieure. Elle est composee de potentiels d'action calciques auxquels correspondent des augmentations transitoires de ca#2#+#i et ses bases ioniques ont ete precisement analysees. Elle est inhibee reversiblement par la somatostatine. En conclusion, les cellules gc sont des pacemakers endogenes alors que les somatotropes normales sont plutot des pacemakers conditionnels. Les premieres pourraient secreter la gh de facon continue alors que pour de nombreuses somatotropes normales, la stimulation par la ghrh est necessaire. A part cette difference majeure il n'existe que des differences d'ordre quantitatif entre les deux activites membranaire et calcique, leurs bases ioniques etant tout a fait similaires ainsi que leur reponse a la somatostatine. Dans une revue de la litterature, nous avons compare les reponses membranaires et calciques des differentes cellules endocrines de l'antehypophyse a leurs secretagogues. Ceci nous a conduit a classer ces cellules en deux grandes categories, les cellules pacemaker et les cellules non pacemaker. Les interactions entre type de regulation hypothalamique, proprietes membranaires hypophysaires et profils de secretion ont ete discutees. Il apparait que les solutions adoptees par les cellules endocrines pour achever le profil de secretion de leur hormone hypophysaire couvre un large eventail de strategies.


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  • Détails : 294 P.
  • Annexes : 240 REF.

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  • Bibliothèque : Université Pierre et Marie Curie. Bibliothèque Universitaire Pierre et Marie Curie. Section Biologie-Chimie-Physique Recherche.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Université Pierre et Marie Curie. Bibliothèque Universitaire Pierre et Marie Curie. Section Biologie-Chimie-Physique Recherche.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T Paris 6 1997 679
  • Bibliothèque : Centre Technique du Livre de l'Enseignement supérieur (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : PMC RT P6 1997
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