Les femmes vues par les romancieres anglaises a la fin du dix-huitieme siecle

par Annie Mariage-Strauss

Thèse de doctorat en Études anglaises

Sous la direction de Alain Jumeau.

Soutenue en 1997

à Paris 4 .


  • Résumé

    Mon intention, dans cette etude, a ete d'analyser l'image de la femme qu'offre, a la fin du dix-huitieme siecle, le roman feminin, qui connait alors un brusque essor. Contrairement a ce que l'on pourrait penser, les femmes auteurs de romans presentent des personnages feminins qui ne sont pas differents de ceux que l'on trouve dans la litterature masculine, et qui semblent inspires par l'oeuvre de richardson. C'est que les romancieres sont confrontees a l'hostilite de leurs confreres, qui acceptent mal leur intrusion dans le monde des lettres, de la critique, qui, incapable de porter des jugements valables sur la foule d'oeuvres qui se publient, se borne a vouloir que le roman fasse triompher les conceptions morales du temps, et d'une partie du public, qui pense que le genre qu'elles servent est potentiellement dangereux pour la morale publique. Elles font donc de leurs romans l'equivalent des manuels de conduite destines a un public feminin, et de leurs heroines des personnages irrels, qui, face a des situations difficiles, agissent toujours comme le veut la societe du temps. Ceci est vrai, que les romancieres appartiennent au courant sentimental et "gothique", et fassent confiance aux mouvements du coeur, ou au courant "realiste", qui, ne se fiant qu'a la seule raison, reagit contre une forme d'expression litteraire qui lui parait faire peu de cas de la vraisemblance. Mary wollstonecraft et ses emules, qui ont des droits de la femme une idee autre, n'arrivent pas non plus a donner vie a des personnages feminins croyables, parce que leurs oeuvres ne sont qu'un moyen de diffusion des theories qui leur sont cheres.


  • Résumé

    In this study, i have tried to analyse the manner in which, in their works, women novelists represented women at the end of the eighteenth century - a time when the number of novels written by women literally soared. Quite surprisingly, their heroines are not materially different from those created by their male counterparts, and they often seem to have stepped out of richardson's novels. Women novelists had to contend with the hostile feelings of men of letters, who looked askance at their literary efforts, of critics who, unable to read the multitude of novels then in existence with discrimination, were satisfied when they were not hurtful to morals and of part of the reading public, who considered novels as morally dangerous. Consequently, whether they believed in the cultivation of sensibility and could be labelled as sentimental or "gothic", or reacted against the lack of verisimilitude in the sentimental tradition, thought reason an infallible guide and could be regarded as "realists", they had no choice but to produce novels which were, basically, moral fables and female characters whose virtues and vices were larger than life. Mary wollstonecraft and her disciples, who, sensitive to the french gospel of liberty, pleaded for women's rights, did not succeed in portraying convincing female characters either, because these women novelists, too, had no other aim than to promote their theories in their works.

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Informations

  • Détails : 1 vol., 439 p.
  • Notes : THESE NON REPRODUITE
  • Annexes : 518 ref.

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