L'architecture à Dijon de 1540 à 1620
| Auteur / Autrice : | Henri-Stéphane Gulczynski |
| Direction : | Jean Guillaume |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire de l'art |
| Date : | Soutenance en 1997 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
L'architecture connait une importante évolution à Dijon de 1540 à 1620. Celle-ci affecte les enceintes, l'église saint-michel, le palais de justice, l'ancien logis du roi (actuel palais des etats et des ducs), le collèges des jésuites dit des godrans. L'habitat se renouvelle sans cesse. Les demeures les plus significatives sont les hôtels Legouz de Gerland et Viard vers 1540, de Benigne serre et de Gerland entre 1540 et 1550, l'hôtel Berbis et le no 14 de la rue chaudronnerie dans les années 1550, la maison Maillard et les hôtels Fyot de Mimeure, le Compasseur et Jeannin entre 1560 et 1600. Cette évolution culmine avec l'hôtel de vogue (1614-1618), le plus important de la période. Celle-ci animée par trois générations locales d'artistes amateurs ou praticiens : Jean Damotte et Jean Brouhee (années 1540-1550); Hugues Brouhee, Hugues Sambin et Nicolas Ribonnier (années 1560 à 1600); Guillaume Tabourot, Helye Clamonnet et Etienne Bouhier (années 1610). Leurs activités propres sont mieux connues grâce aux sources d'archives et à l'analyse stylistique. Il faut aussi mentionner l'intervention notoire d'Etienne Martellange. Les années 1540-1550 sont caractérisées par l'assimilation du langage architectural de la renaissance. Le chantier de saint-michel joue alors un rôle décisif, bien que sans grand effet sur les demeures du moment. A partir des années 1550, maisons ornées et hôtels particuliers, qui se multiplient sous l'impulsion d'une clientèle aisée issue de plus en plus souvent du monde parlementaire, suivent des conventions locales, prévalant jusque vers 1620 avec des variantes plus maniéristes entre 1560 et 1600, plus classicisantes dans les années 1610, dont l'hôtel de vogue offre le meilleur exemple, vrai point d'aboutissement d'une histoire originale, sans réel équivalent parmi les autres villes de province de la moitie nord de la France de cette dimension.