Contribution aux problèmes de la traduction littéraire : (cohérence, plurivalence discursives et traduction) : français-arabe appliquée à l'oeuvre d'Aragon : "Les yeux d'Elsa"

par Mahmoud Dabbagh

Thèse de doctorat en I.O.A.N.

Sous la direction de Jean-Patrick Guillaume.

Soutenue en 1997

à Paris 3 .


  • Résumé

    Notre etude a tache de combler un vide theorique dans un domaine qui n'a fait l'objet d'aucune recherche systematique. L'organisation specifique du discours litteraire est a considerer dans l'interaction de la coherence et de la plurivalence discursives, lesquelles sont susceptibles de definir la litterarite et la poeticite : de l'un a l'autre pole on aura une intensification croissante de ces criteres. Le discours poetique se revele comme une interaction du phonique et du semantique ou le premier, a travers une redondance lexematique, sememique et semique motivee vient deformer, modifier, sursignifier le second en le revalorisant, le reactivant, le dynamisant. Le sens second (le symbolique) se superpose sur le sens premier (le semiologique) pour former une structure isotopique complexe decelable a la suite d'une lecture consciente prenant appui sur tous ses parametres enonciatifs. Seul le symbole est en mesure d'assurer le passage du processus de signification immotivee a celui de signification motivee, ou le signe, d'abord apprehende a travers son signifie au niveau de la langue, se transforme ensuite au niveau de la parole litteraire a un symbole ideologique. C'est un systeme complexe qui developpe deux genres de reference, l'un externe (linguistique) et l'autre interne (symbolique), le premier permet de circonscrire le second : la correspondance entre le referent denotatif et les referents connotatifs est assuree a travers le designe denotatif (linguistique) qu'ils ont en commun. C'est dans ces termes-la que nous pouvons parler d'ecart grace a un double critere; semantique (la coherence pertinemment plurivalente du discours litteraire par rapport a la norme du langage d'usage) et structurelle (la structure semantique de la metaphore represente un champ conceptuel pertinent, non existant au niveau de la langue). Une theorie de la traduction litteraire, inseree eventuellement dans le cadre d'une linguistique textuelle, ne tenant pas compte de ces facteurs-la, ne f


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  • Résumé

    Notre etude a tache de combler un vide theorique dans un domaine qui n'a fait l'objet d'aucune recherche systematique. L'organisation specifique du discours litteraire est a considerer dans l'interaction de la coherence et de la plurivalence discursives, lesquelles sont susceptibles de definir la litterarite et la poeticite : de l'un a l'autre pole on aura une intensification croissante de ces criteres. Le discours poetique se revele comme une interaction du phonique et du semantique ou le premier, a travers une redondance lexematique, sememique et semique motivee vient deformer, modifier, sursignifier le second en le revalorisant, le reactivant, le dynamisant. Le sens second (le symbolique) se superpose sur le sens premier (le semiologique) pour former une structure isotopique complexe decelable a la suite d'une lecture consciente prenant appui sur tous ses parametres enonciatifs. Seul le symbole est en mesure d'assurer le passage du processus de signification immotivee a celui de signification motivee, ou le signe, d'abord apprehende a travers son signifie au niveau de la langue, se transforme ensuite au niveau de la parole litteraire a un symbole ideologique. C'est un systeme complexe qui developpe deux genres de reference, l'un externe (linguistique) et l'autre interne (symbolique), le premier permet de circonscrire le second : la correspondance entre le referent denotatif et les referents connotatifs est assuree a travers le designe denotatif (linguistique) qu'ils ont en commun. C'est dans ces termes-la que nous pouvons parler d'ecart grace a un double critere; semantique (la coherence pertinemment plurivalente du discours litteraire par rapport a la norme du langage d'usage) et structurelle (la structure semantique de la metaphore represente un champ conceptuel pertinent, non existant au niveau de la langue). Une theorie de la traduction litteraire, inseree eventuellement dans le cadre d'une linguistique textuelle, ne tenant pas compte de ces facteurs-la, ne fait et ne fera qu'ajouter "une discipline" parmi d'autres. Il serait errone tant theoriquement que pratiquement de vouloir traduire la polysemie lexicale de l'enonce; c'est sur sa plurivalence discursive a travers la coherence de l'ensemble qu'il faut centrer ses efforts. Les notions de traduction provisoire et de traduction definitive sont indispensables afin d'atteindre une meilleure fidelite au

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  • Détails : 2 vol. (613 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury

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  • Bibliothèque : Université Sorbonne Nouvelle. Direction des Bibliothèques Universitaires. Section Censier.
  • Disponible pour le PEB
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