Yaoundé dans la construction nationale au Cameroun : territoire urbain et intégration

par Athanase Bopda

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Thérèse Saint-Julien et de Georges Courade.

Soutenue en 1997

à Paris 1 .


  • Résumé

    EN Afrique au sud du Sahara, le dépassement de la société initiale des terroirs et des ethnies ainsi que l'évolution vers l'état-nation où les communautés locales modernes se fait surtout dans les matrices urbaines ou à partir d'elles. Espace imagine et surtout partage, le territoire des métropoles et plus particulièrement des capitales comme Yaoundé abrite une négociation intense et laborieuse de nouvelles articulations sociales. Interdépendance, proximité, voisinage, côtoiement favorisés par l'intégration physique y offrent des chances d'interconnaissance, de rapprochement culturel ou d'intégration mentale. Alors que les yaoundéens se représentent leur ville ethniquement cloisonnée avec des quartiers dits Béti, Haoussa, Bassa, Bamileke, Eton, etc. ,Ll'observation de leurs pratiques de la ville, des localisations résidentielles et de leurs investissements immobiliers la révèle plus hétérogène, moins compartimentée en quartiers ethno-géographiques exclusifs. Les causes de cette situation sont multiples. Gérant en partie l'appropriation des terrains et leur mise en construction (notamment "en dur"), l'état et la puissance publique ont influence l'occupation de l'espace. Devenant métropole, Yaoundé offre aujourd'hui l'organisation des quartiers en couronnes et en secteurs bien marques décrite par l'écologie urbaine (école de Chicago). Derrière cette structuration se jouent la mobilisation et le tri des individus et des groupes humains en quête d'une centralité métropolitaine. Les itinéraires sociaux et les trajectoires spatiales courantes révèlent des passages-types entre types de quartiers en même temps qu'ils traduisent des évolutions dans l’âge, les statuts sociaux, les classes ou les concentrations urbaines. Les apparentes déterminations a des échelles différentes perçues tant dans les représentations que dans les pratiques ne sont finalement pas incompatibles avec une liberté de comportement éprouvée par les acteurs. Yaoundé contribue à la construction nationale camerounaise, parce qu'elle est "attachante". Son agglomération est une médiatrice entre des aspirations à la modernité (école, argent, privilèges) ajustées à l'échelle nationale et leurs satisfactions possibles ou perçues comme telles à son échelon local.

  • Titre traduit

    Yaounde in the national construction of Cameroun : urban area and territorial integration


  • Résumé

    Nowadays, intensive negociations are going on in Subsaharian African states in order to develop togetherness or interdependance and mainly, in their greater towns. In the capitals particularly, the appearance of national and city consciences beyond tribal or ethnic groups remains a key problem. There, a greater proximity, new neighborhoods and diverse social contacts are being created by a higher level of physical integration. It can give way to acculturation, mutual recognition or a mental integration. People of Yaounde think their town has a very segmented society, a very fragmented territory where tribes (ewondo natives, Beti, Hausa, Bamileke, Eton, Bassa, etc. ) Have each his quite exclusive districts. But, the observation of their pratice of the town, the localisation of the people estates, reveal other kind of heterogenity, with less division of the town into exclusive ethno-geographic districts than expected. This situation is due to many reasons. Controling a part of the land appropriation, the state and the local authorities have influenced the social composition of house holders or tenants, particularly the holders of hard estates. Reaching the metropolitan level, yaounde has seen his urban structure organised according to the urban ecology. Rings and sectors of specialised districts have appeared with the urban growth. They are spatial steps for people looking for better living conditions and better social statuts. The social project and the spatial movings usualy followed by people in the yaounde agglomeration show some typical crossing between types of districts revealed by the urban ecology. School districts function like gateways towards the modern urban districts for people moving from the country rural areas. The yaounde inhabitants position in the town also expresse situations in life, refering to economic or social cycles. But, if the effect of the metropolitan social selection process results in apparent regularities, this does not hinder peoples from feeling free in their choice and action. Yaounde contribution to the national building is finaly the result of it capacity to function as a mediator between people aspirations to school, money and privilege and the possibilities, real or supposed, that a metropolitan context gives to the satisfaction of such needs at his local level.

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  • Annexes : 500 réf. bibliogr.

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