Changement social, structures familiales et fecondite en afrique subsaharienne : le cas du cameroun

par Mburano Rwenge

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de MARLENE LAMY FESTY.

Soutenue en 1997

à Paris 1 .


  • Résumé

    Cette etude a pour objet de repondre a la question de savoir quelle est l'incidence des facteurs de changement social (urbanisation, scolarisation, amelioration des conditions de vie, etc. . . ) sur la famille en afrique subsaharienne et quelles en sont les repercussions sur la fecondite. Elle repose sur l'hypothese que dans le contexte africain ces facteurs agissent comme une perturbation des prescriptions enseignees par la famille mais que cette perturbation concernerait uniquement certaines d'entre elles parce qu'il y a d'autres auxquelles tiennent les individus notamment aux pratiques de solidarite familiale que conforte le culte des ancetres. En d'autres termes ils y ont, quelle que soit leur categorie sociale, pour obligations de venerer leurs ancetres et de s'entraider mutuellement mais ceux appartenant aux couches sociales aisees tendent de plus en plus a s'opposer aux modeles traditionnels de fecondite a cause de leur ouverture aux nouvelles idees et des contraintes de leur environnement economique. Les donnees utilisees pour soumettre cette hypothese a l'epreuve des faits sont celles des enquetes sur la fecondite et demographique et de sante realisees au cameroun respectivement en 1978 et en 1991. Des analyses de ces donnees il ressort entre autres que l'urbanisation et les facteurs socio-economiques qui lui sont associes n'entrainent pas la disparition des menages etendus, les changements socio-economiques intervenus entre 1978 et 1991 ont eut plutot une influence positive sur le processus de solidarite familiale, la polygamie persiste dans les couches sociales aisees, les facteurs de changement social ont declenche le processus de baisse de la fecondite et sont actuellement associes a une faible fecondite bien qu'ils favorisent jusqu'alors les menages elargis, le risque d'utiliser la contraception moderne n'est pas significativement plus faible dans les menages etendus que dans les menages nucleaires et par consequent la fecondite n'est pas significativemeplus elevee dans les premiers types des menages que dans les seconds et, contrairement aux annees 70, le facteur culturel d'ordre educatif a actuellement plus de poids que d'autres facteurs socio-economiques dans l'explication de la variation de la fecondite et explique actuellement une bonne partie des variations de la fecondite observees au niveau d'autres facteurs socio-economiques.

  • Titre traduit

    Social change, family structures and fertility in subsaharian africa. The case of cameroon


  • Résumé

    This study purports to answer the question regarding the influence of the factors of social change (urbanisation, education, improvement of living conditions, etc. . . ) on the family in subsaharian africa and also concerning their repercussions on fertility. The basic hypothesis is that in the african context, these factors perturb the regulations laid down by the family but that perturbation would concern only some of those regulations because there are others which individuals adhere to, specially those concerning practices of family solidarity which is sustained by the cult of ancestors. In other words, whatever be their social category, individuals have the obligation of respecting their ancestors and helping each other mutually but those belonging to well-to-do social strata tend to go more and more against the traditional models of fertility due to their exposure to new ideas and because of constraints related to their economic environment. The data used to test this hypothesis are those of surveys of fertility, demography and health, conducted in cameroon in 1978 and in 1991 respectively. The following main results may be drawn from the analysis of these data: the urbanization and related socio-economic factors are not responsible for the disappearance of extended families; the socio-economic changes that have come about between 1978 and 1991 have had a rather positive influence on family solidarity; polygamy is continued in the well-to-do social groups; the factors of social change have triggered of a diminution in fertility and are actually associated with low fertility although they are still promotting extended families ; the utilization of modern contraception is not significantly lower in extented families than in nuclear families and consequently, fertility is not significantly higher in the first type of family than in the second; contrary to the seventies, cultural factors of educative type presently carry more weight than all other socio-economic facors. These results counter the evolutionistic theses on the universal and almost unavoidable convergence of family structures towards the western nuclear model under socio-economic influences, and reveal that the theses, according to which this convergence is favourable to the diminution of fertility, are not pertinent in africa and particularly in cameroon.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (307 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 357 ref.

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