La famille des gènes de l'hormone de mélanoconcentration (MCH) : émergence de nouveaux gènes exprimés chez les primates
| Auteur / Autrice : | Agnès Viale |
| Direction : | Jean-Louis Nahon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de la vie |
| Date : | Soutenance en 1997 |
| Etablissement(s) : | Nice |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Nice-Sophia Antipolis. Faculté des sciences |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Pierre Vincent |
| Examinateurs / Examinatrices : Alain Enjalbert | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Judith Melki, Philippe Vernier |
Résumé
Chez les mammifères, le gène de l'hormone de mélanoconcentration (MCH) code pour deux peptides, MCH et NEI, exprimés majoritairement dans l'hypothalamus. Chez l'homme, il existe deux gènes MCH : un gène MCH authentique (sur le chromosome 12) et un gène MCH variant (dupliqué sur le chromosome 5). Nous avons cloné à partir d'une banque de YAC le gène MCH et ses régions 5' et 3' flanquantes. Ce gène est exprimé chez l'humain dans le cerveau (hypothalamus) et à la périphérie. Par ailleurs, un profil de maturation différent de la proMCH a été révélé à la périphérie et dans le SNC chez l'homme. La structure du gène MCH variant a été établie après clonage et séquençage; de plus, une expression tissu-spécifique a été trouvée chez l'homme. La partie 5' des messagers a été caractérisée par la technique de RACE-PCR; nous avons ainsi révélé la présence d'un transcrit qui pourrait coder pour une nouvelle protéine de 72 résidus. Nous avons montré par plusieurs techniques complémentaires (FISH, PCR et séquençage) que le gène MCH variant est apparu chez l'ancêtre des hominoïdes il y a 15 à 20 millions d'années. Un modèle rendant compte de l'émergence de ce système génique chez les primates a été proposé. La MCH étant impliquée dans la régulation de la prise alimentaire, nous avons étudié la maturation du précurseur MCH dans l'hypothalamus de souris obeses fat/fat : alors que la maturation du NEI est altérée, on observe une élévation du taux de MCH. Ces modifications d'expression de MCH/NEI pourraient influer sur le syndrome d'obésité. La MCH intervenant dans le contrôle du comportement sexuel et la reproduction chez le rat, nous avons également étudié les variations de MCH hypothalamique chez des guenons ovariectomisées. En conclusion, notre travail a contribué à une meilleure connaissance du système peptidergique à MCH chez l'homme, apportant des données nouvelles et inattendues au niveau de l'évolution, de la régulation de l'expression ou de la physiologie.