Problemes de traduction : les philosophes de l'antiquite grecque et leurs sources dans les essais de michel de montaigne

par PHILIPPE DRACODAIDIS

Thèse de doctorat en Études grecques

Sous la direction de MARIE PAULE MASSON.

Soutenue en 1997

à Montpellier 3 .

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  • Résumé

    Les essais de michel de montaigne sont truffes de references a l'antiquite grecque: les citations prises directement chez les philosophes et les auteurs de la grece y abondent. Le depouillement des trois livres des essais a donne une liste de 784 citations directes et il doit y avoir un grand nombre de references "cachees" (une centaine environ) qui attendent d'etre mises au clair, si certains decoupages et des recherches supplementaires ont lieu. Les citations relevees forment une sorte de corpus qui permet, pour la premiere fois dans le cadre des etudes montaignistes, de suivre leur utilisation par montaigne et sa facon de les incorporer dans le flux de sa pensee, les rendant siennes et partie integrante de son oeuvre. La comparaison du texte de montaigne et celui de l'original grec permet de mettre en evidence les pratiques de la traduction au xvie siecle en france, mais surtout de voir comment montaigne assume le role de traducteur dans le cas des traductions d'oeuvres grecques qui existent en latin, mais non pas encore en francais. Il est interessant de noter que les citations relevees et commentees detruisent certains mythes concernant les sources d'inspiration de montaigne. Ainsi, si montaigne s'inspire de compilateurs qui publient des anthologies de citations, il utilise rarement leurs traductions, preferant les retravailler, les resumer, les adapter a ses besoins (passant du style indirect au style direct) pour dramatiser son recit. En ce qui concerne son admiration de la traduction de plutarque par jacques amyot, on a maintenant la preuve que si plutarque est la source par excellence pour les essais, montaigne n'a pas hesite a utiliser d'autres versions disponibles a son epoque qui donnent un autre apercu de ce philosophe. La these de philippe d. Dracodaidis utilise le grec ancien, le latin, le francais du xvie siecle, l'anglais et une riche bibliographie dans l'espoir de donner une reponse solidement etayee au probleme des sources des essais , probleme qui, pour des generations d'erudits de montaigne, paraissait insoluble.


  • Résumé

    Since the beginning of our century, scholars and commentators of montaigne's essays have studied the presence of citations of ancient greece philosophers in montaigne's text. The general feeling has been that montaigne used anthologies of citations picking up from them the citations that are incorporated in his essays on the other hand, works published by eminent scholars, like aulotte or villey reinforced the idea that montaigne used as a reference the french translation of jacques amyot (in the case of plutarch) or the latin translation of ficino (in the case of plato). Philip d. Dracodaidis analysed 784 citations from the three books of montaigne's essays and compared these citations with the original text in greek his conclusions are that montaigne follows the ideas of his time about translation (which is a process of re-creating the world), he respects his sources, but he intervenes in the text in order to arrange it, to condense it, to fix it in the context of his ideas. For doing so, many translations are useful to him: he is certainly using the amyot translations, but he does not refrain from using other plutarch compilations.

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Informations

  • Détails : 4 vol., 664 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 127 ref.

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Section Lettres.
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