Les basa du cameroun et l'antiquite pharaonique egypto-nubienne : recherche historique et linguistique comparative sur leurs rapports culturels a la lumiere de l'egyptologie

par NDIGI OUM

Thèse de doctorat en Linguistique

Sous la direction de JEAN CLAUDE GOYON.

Soutenue en 1997

à Lyon 2 .


  • Résumé

    A l'instar des travaux scientifiques de c. A. Diop relatifs a la reconstruction de l'histoire des peuples africains, l'etude soutient l'existence de liens historiques etroits et multiformes, d'un fond et d'un continuum culturels communs, ainsi que d'une parente linguistique de type genetique entre les basa, groupe bantu du sud-cameroun, et l'ancienne civilisation pharaonique egypto-nubienne, en termes non pas de diffusion, mais de foyer commun. Cette conclusion, qui resulte d'une demarche pluridisciplinaire, s'appuie sur un faisceau de preuves concordantes, a savoir des faits culturels et linguistiques saillants etablis a partir de sources aussi diverses que l'ethnonymie, la toponymie, les traditions orales, la mythologie comparee, l'histoire, la linguistique comparative, l'archeologie, l'art prehistorique saharien, la critique litteraire et l'egyptologie. L'etude est articulee en trois parties. Premierement, l'histoire et la geographie des contacts qui, aussi bien dans le cadre general du peuplement de la vallee du nil et de l'afrique subsaharienne que specifique des migrations bantu, revelent des populations en mouvement. Deuxiemement, la linguistique comparee ou l'auteur se prevaut tout d'abord des travaux precurseurs et peu cites de certains linguistes et egyptologues (k. Meinhof, j. Capart, r. Cottevieille-giraudet, h. P. Blok, f. Daumas, entre autres) pour legitimer la comparaison entre l'egyptien ancien et les autres langues africaines modernes, avant de preciser sa methode qui, differente de celles de th. Obenga et de j. Greenberg, consiste a conjuguer les rapprochements directs et indirects (a l'aide du proto-bantu), tout en etablissant des correspondances regulieres a partir d'un large echantillon comportant le vocabulaire de base, le lexique culturel et les lexiques specialises. Les resultats probants ainsi obtenus (lexicaux et grammaticaux), nettement superieurs (en quantite et en qualite) a ceux habituellement invoques en faveur d'une parente egypto-semitique etroite, impliquent et fondent la remise en cause de la pertinence de la famille dite afro-asiatique, tout autant que la pretendue non-representation des voyelles dans l'ecriture hieroglyphique. Troisiemement, les faits de civilisation et les phenomenes de pensee (techniques, institutions, loisirs, etc) ou sont mises en evidence de nombreux paralleles et d'etroites parentes

  • Titre traduit

    The basa people of cameroon and the pharaonic ancient civilization of egypt and nubia : a historical and linguistic research on their cultural relations in the light of egyptology


  • Résumé

    Like c. A. Diop's scientific works devoted to the reconstruction of african peoples'history, the thesis defends the reality of close and multi-faceted historical relations, a common cultural foundation and continuum and genetic linguistic relationship between the basa people, a bantu group of southern cameroon, and the ancient pharaonic civilization of egypt and nubia, in terms of common homeland rather than diffusion. As a result of a multi-disciplinary approach, this argument is based on a large body of concordant proof and evidence such as striking cultural and linguistic features provided by various sources, ethnonymy, toponymy, oral traditions, comparative mythology, history, comparative linguistics, archaeology, saharan prehistorical art, textual criticism and egyptology. The study is divided into three parts. Firstly, the history and geography of contacts which reveal populations on the move, both within the general framework of the peopling of the nile valley and subsaharan africa and the special one of bantu migrations. Secondly, comparative linguistics where the author, first of all, avails himself of the writings of some precursors, linguists and egyptologists (k. Meinhof, j. Capart, r. Cottevieille-giraudet, h. P. Blok, f. Daumas, etc. ), but hardly mentioned in literature, to justify the comparison between ancient egyptian and modern african languages and then, makes clear his method, quite different from th. Obenga's and j. Greenberg's, which combines direct and indirect comparison (through proto-bantu data) while establishing regular correspondences from a large corpus consisting of basic, cultural and special vocabularies. The convincing results achieved (both lexical and grammatical) turn out to be far more important than those usually referred to for a close egyptian-semitic relationship, and consequently question the pertinence of the so-called afro-asiatic family as well as the alleged absence of vowels in hieroglyphic writing. Thirdly, civilization features and ways of thinking (techniques, institutions, leisure, etc. ) where numerous parallels are drawn and close relationships put forward (common queen's name in meroitic and basa : kandake / kindak, iron metallurgy, health care, political and legal systems, coronation rites, cosmovision, with characteristic symbolic figures such as the human-headed bird and the falcon-headed lion

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Informations

  • Détails : 2 vol., 603 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 315 ref.

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  • Bibliothèque : Institut de recherches historiques du Septentrion. Bibliothèque.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MIC TH 2423
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