Biodisponibilité du nickel du sol pour l'hyperaccumulateur Alyssum murale

par Seit Shallari

Thèse de doctorat en Sciences agronomiques

Sous la direction de Jean-Louis Morel.

Soutenue en 1997

à Vandoeuvre-les-Nancy, INPL .

Les rapporteurs étaient Jean-Claude Fardeau.


  • Résumé

    Les plantes hyperaccumulatrices pourraient constituer une alternative ou un complément aux méthodes physico-chimiques pour le traitement des sols pollués par les métaux. L’efficacité de cette phytoextraction repose en grande partie sur la biodisponibilité des métaux présents dans les sols. La thèse était destinée à comprendre les processus de fourniture des métaux du sol aux hyperaccumulateurs. Dans ce but, une prospection de terrain a d'abord été effectuée en Albanie pour déterminer la flore métallicole présente sur des sites de serpentines présentant des teneurs élevées en Cd, Co, Cr et Ni et sur d'anciens sites industriels pollués par Cd, Cu, Pb et Zn. Puis, ayant focalisé sur l'hyperaccumulateur de Ni Alyssum murale, des cultures en vases de végétation ont été conduites afin de tester l'influence de la fertilisation phosphatée sur la biodisponibilité du Ni. Enfin, le Ni assimilable du sol par A. Murale a été caractérisé à l'aide des méthodes isotopiques, i. E. Cinétiques de dilution isotopique et marquage avec culture en vases de végétation, et les compositions isotopiques du Ni dans la solution du sol et dans la plante hyperaccumulatrice ont été comparées. Les résultats montrent que co-existent de nombreuses espèces végétales sur les sites métallifères et confirment l'abondance sur les sites de serpentine et sites industriels d'espèces du genre Alyssum ayant la propriété d'hyperaccumuler le Ni à des concentrations supérieures à 1% dans la matière sèche. La fertilité phosphorique n'est pas apparue comme un facteur limitant la croissance de A. Murale mais a occasionné une légère augmentation du prélèvement du Ni par la plante. La comparaison des compositions isotopiques du Ni dans la solution du sol et dans la plante a permis de démontrer que l'hyperaccumulateur prélève son Ni dans le pool des ions isotopiquement échangeables, c'est à dire dans le même pool que les plantes non hyperaccumulatrices. Le métal biodisponible parait ainsi être représenté par un seul compartiment dans lequel l'ensemble des plantes puisent en fonction de leur capacité de prélèvement. Après une culture de plantes hyperaccumulatrices, ce compartiment est fortement diminué.

  • Titre traduit

    Bioavailability of soil nickel to the hyperaccumulator Alyssum murale


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Informations

  • Détails : 1 vol (98 p.)
  • Annexes : 163 réf.

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  • Bibliothèque : Université de Lorraine. Direction de la documentation et de l'édition. BU Ingénieurs.
  • Disponible pour le PEB
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