Les paradoxes et le savoir etude historique, epistemologique et logique

par YANNIS DELMAS RIGOUTSOS

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Daniel Andler.

Soutenue en 1997

à l'EP .

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  • Résumé

    Ce travail se base sur une analyse logique elementaire qui decompose l'histoire d'un paradoxe en trois phases : hypothetique, demonstrative et conclusive. Le paradoxe resulte d'une errance, un decouplage entre la satisfaction intellectuelle du sujet (le developpement est satisfaisant) et sa satisfaction cognitive (attitude psychologique de satisfaction). La phase ou s'opere cette errance distingue trois classes de paradoxes : les paracosmies, paralogies et paradoxies respectivement. L'objet de la these est de montrer que cette classification est operatoire (tous les paradoxes sont classes de maniere univoque) et pertinente (elle recoupe d'autres traits independants). L'essentiel des exemples connus de paradoxes ainsi que leur traitement en occident sont observes. Dans certains cas l'observation historique remonte au moyen age ou a l'antiquite. L'etude des paradoxes logiques (paradoxe du menteur, d'epimenide) est reprise a partir des sources grecques, medievales et modernes. Les paracosmies ou paradoxes cognitifs sont principalement les paradoxes des sciences experimentales. Elles revelent l'incompatibilite de representations mentales (scientifiques ou vulgaires). On observe les mecanismes mentaux gerant cette incoherence logique. Ces paradoxes sont souvent utilises pedagogiquement pour diffuser une theorie, contrairement au lieu commun des remparts contre les prejuges. Les paralogies emergent de la distance necessaire entre les regles de raisonnement et l'idee que les sujets s'en font. Elles n'interviennent pas dans le champ experimental. Jugees futiles par les uns, telle ou telle sera consideree importante par des auteurs majeurs. Leur discussion progresse peu, bloquee entre deux camps opposes. Les paradoxies sont principalement les paradoxes logiques ou de l'autoreference. Elles ne sont etudiees qu'a certaines epoques limitees dans le temps. A chacune, le debat est independant de ceux des epoques precedentes bien que les connaissant. Il suit des grandes phases similaires : 1) cassation du probleme (affirmation de nullite de la proposition paradoxale), 2) restriction de l'autoreference, 3) repos sur des theories de la verite et, eventuellement, 4) evaluation calculatoire de l'extension de la verite.


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  • Détails : 505 P.
  • Annexes : 454 REF.

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