Les industries lithiques en languedoc mediterraneen (6000-2000 av. J. C. ). Rythmes et evolution dans la fabrication des outillages de pierre taillee neolithiques entre mer et continent.

par François Briois

Thèse de doctorat en Art et archéologie

Sous la direction de Jean Guilaine.

Soutenue en 1997

à l'EHESS .

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  • Résumé

    Cette etude porte sur l'analyse des outillages de pierre neolithiques (entre 6000 et 2000 av. J. C. ) en languedoc occidental mediterraneen. Les ensembles lithiques, issus de 27 sites, sont replaces dans leur contexte archeologique et paleoenvironnemental afin de percevoir l'economie des societes qui ont evolue durant quatre millenaires. Cette documentation recele un fort potentiel cognitif dans divers domaines comme l'acquisition et la diffusion des matieres de qualite, l'adaptation de techniques de taille et les echanges a grande distance d'objets manufactures dont la valeur fonctionnelle pouvait se doubler d'une marque symbolique. Les industries du neolithique ancien font apparaitre des situations assez contrastees. Certains sites de l'interieur des terres, dont l'economie est essentiellement basee sur des activites de chasse et d'elevage, exploitent les potentialites minerales locales pour la fabrication d'un outillage peu diversifie et evoluant peu durant toute la periode. Les sites du littoral mediterraneen montrent au contraire des elements innovants (debitage laminaire, lames de faucille, obsidienne) qui sont en liaison avec une economie a plus large spectre. Les premiers veritables reseaux d'echange de matieres premieres apparaissent au debut du 5e millenaire par l'introduction de silex blond originaire de la basse vallee du rhone. Certains grands etablissements languedociens jouent un role important dans l'acquisition et la redistribution des produits generes au sein de poles artisanaux localises a proximite des centres d'extraction. A partir du neolithique final et jusqu'aux ages des metaux, la specialisation et les echanges se developpent, creant des ecarts tres marques entre des produits finis tres elabores (grandes lames, poignards, fleches) et des outillages fabriques sur place avec une grande economie de moyens. Certains de ces objets, pour la plupart retrouves dans des contextes funeraires, n'obeissent pas a des criteres strictement fonctionnels et sont interpretes comme marqueur social a l'aube des premieres metallurgies.


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Informations

  • Détails : 721 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 300 ref.

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  • Bibliothèque : Université Sorbonne Nouvelle. Direction des Bibliothèques Universitaires. Section Censier.
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  • Bibliothèque : Institut national d'histoire de l'art. Collections Jacques Doucet (Paris). Bibliothèque.
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  • Cote : Mfiche 223/2371
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