Thèse soutenue

Légitimité de l'intervention de l'Etat dans le domaine des arts : Rationalité des acteurs et optimum social

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Estelle Orivel
Direction : Bernard Rouget
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 1997
Etablissement(s) : Dijon

Résumé

FR  |  
EN

De façon générale, la légitimité de l'intervention de l'Etat doit être appréciée à partir de sa capacité à rapprocher l'équilibre de marché de l'optimum social. La première ambition de cette thèse est de mettre en évidence la dépendance de l'analyse au regard 1) des hypothèses de rationalité posées sur le comportement des acteurs économiques et politiques et 2) des jugements de valeur implicites dans la définition de l'optimum social retenu. Alors que les hypothèses de rationalité des acteurs économiques définissent l'équilibre de marché, c'est-à-dire le point atteint en ce qui concerne la production et la consommation des arts, le critère d'optimum social retenu définit le point à atteindre. L'écart entre les deux, s'il existe, constitue l'échec du marché. L'existence de défaillances du marché ne saurait cependant suffire à la démonstration de la légitimité de l'intervention de l'Etat. Car le fonctionnement de l'Etat lui aussi peut être sujet à des défaillances. Il s'agit donc d'analyser non pas le fonctionnement idéal de l'Etat, mais son fonctionnement positif, dont la caractérisation, tout comme celle du marché, dépend des hypothèses de rationalité posées sur le comportement des acteurs politiques. Enfin, au-delà de l'accent mis sur la dépendance de l'analyse au regard des hypothèses de rationalité et des jugements de valeur sur l'optimum social, le deuxième apport original de cette thèse se situe dans la réalisation d'une enquête empirique auprès d'un échantillon aléatoire de 987 personnes résidant en France. Les objectifs de cette enquête sont de deux ordres: elle tente 1) de tester les hypothèses posées sur la nature particulière des oeuvres d'art et 2) de déterminer l'excès ou l'insuffisance de l'effort financier de l'Etat dans le domaine des arts.