Les Nautilida post-triasiques : paléobiologie, paléoécologie, paléobiogéographie et systématique à la lumière des données récemment acquises sur Nautilus

par Régis Chirat

Thèse de doctorat en Terre, océan, espace

Sous la direction de Pierre Juignet et de Michel Rioult.

Soutenue en 1997

à Caen .


  • Résumé

    L'examen des différentes étapes du développement ontogénétique des Nautilida post-triasiques, permet de préciser la signification des modifications morphologiques et dimensionnelles de la coquille, des stades embryonnaires précoces jusqu'a la maturité sexuelle. La synchronisation entre le cloisonnement et la croissance aperturale de la coquille est mise en évidence, et les facteurs internes et externes régissant l'évolution ontogénétique du rythme de cloisonnement sont analysés. Leur morphologie relativement conservatrice reflète une évolution canalisée par d'étroites contraintes morphofonctionnelles liées a leur mode de propulsion basé sur la contraction de puissants muscles, et à un mode de vie nectobenthique à tous les stades du développement post-embryonnaire. Leur répartition répond à des facteurs écologiques stricts (profondeur, variations eustatiques du niveau marin. . . ). Le caractère sténotypique des lieux de ponte explique leur exclusion du domaine boréal. La capacité pour les Nautilida d'évoluer à la fois au niveau des plates-formes et le long de la pente continentale, leur mode de vie nectobenthique dès l'éclosion et leur mode de nutrition probablement nécrophage opportuniste, constituent sans doute les facteurs majeurs expliquant leur survie à la limite Crétacé-Tertiaire. La distribution paléobiogéographique cosmopolite du genre tertiaire Aturia BRONN, 1838, résulte en grande partie d'un fréquent et long transport post-mortem de sa coquille. Cette fréquence anormalement élevée s'explique par la morphologie singulière de son siphon. Le caractère monophylétique des Nautilida post-triasiques est remis en cause. Le genre Cenoceras HYATT, 1883, qui selon cette conception aurait assuré la pérennité du groupe à la limite Trias-Lias, est en fait un regroupement artificiel, révisé par la réhabilitation des genres Ophionautilus SPATH, 1927, et Digonioceras HYATT, 1894, et la différenciation des espèces du groupe de Gen. Nov. ? A austriacus HAUER, 1856 et de Gen. Nov. ? B araris DUMORTIER, 1869. Le genre Germanonautilus MOJSISOVICS, 1902, classiquement considéré comme éteint au Trias supérieur, paraît survivre au moins jusqu'au Carixien. Quatre à cinq genres triasiques appartenant à des taxons supragénériques différents, ont sans doute traversé la limite Trias-Lias.


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Informations

  • Détails : 2 vol. (322 p., 37 pl.)
  • Annexes : 423 REF.

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  • Bibliothèque : Université de Caen Normandie. Bibliothèque universitaire Sciences - STAPS.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Université Claude Bernard. Département des sciences de la terre. Bibliothèque.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : AUT -CHI 1997
  • Bibliothèque : Observatoire océanologique. Bibliothèque.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : B VII b / CHI / n
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