L'amour de dieu demystifications et relectures theologiques

par Jean-Daniel Causse

Thèse de doctorat en Sciences des religions

Sous la direction de André Birmelé.

Soutenue en 1996

à Strasbourg 2 .

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  • Résumé

    Cette these se propose de mettre a la question la notion theologique d'amour de dieu comprise ici dans les deux sens du genitif. Elle s'organise en trois grandes parties : - une premiere partie de cette recherche se confronte aux interpellations de la philosophie nietzscheenne et de la psychanalyse freudienne qui ont, l'une comme l'autre, mis en cause l'evidence de l'amour de dieu comme bien. Il est ainsi montre comment f. Nietzsche demasque un amour qui plonge ses racines dans le ressentiment et la mauvaise conscience, puis comment s. Freud, et j. Lacan apres lui, articulent la problematique de l'amour au narcissisme, a la jouissance, a la haine et a la pulsion de mort. La conclusion de cette partie aborde la question du rapport entre ontologie, amour et haine. - une deuxieme partie procede a une relecture de bernard de clairvaux et de martin luther qui, dans les categories de leurs epoques, ont effectue un veritable travail "pre-critique" sur la notion d'amour de dieu. Ce proces hermeneutique met en evidence que le questionnement contemporain a ete precede par ces anciens auteurs qui ont analyse tres finement un amour qui, se degageant peu a peu du narcissisme et de la haine, inscrit le sujet et l'objet de l'amor dei dans la finitude. La conclusion de cette partie reprend le probleme de l'oscillation du genitif objectif et du genitif subjectif dans la haine et l'amour de dieu. - apres avoir pose des prealables hermeneutiques, une troisieme partie opere, en debat avec la theologie contemporaine, un travail d'interpretation de quelques textes neotestamentaires pris chez luc, jean et paul. Il est ainsi montre comment ces auteurs bibliques permettent de reposer les notions d'eros et d'agape : l'amour de dieu rejoint paradoxalement l'etre humain qui aspire a un plus d'etre ou d'avoir en offrant christologiquemen t un moins qui confere la vie, un creux, un manque, une finitude divine qui etonnamment fait naitre un sujet chretien. La conclusion generale releve les limites des auteurs etudies et indique des pistes de recherche a poursuivre. The conclusion of this part broaches the subject of the relationschips between ontology, love and hate.

  • Titre traduit

    The love of gog demystifications and new theologicals approaches


  • Résumé

    This thesis intends to question the theological notion of the love of god, understood here with both readings of the genitive. It is comprised of three main parts : - the first part of this research confronts the questions put forward by nietzschian philosophy and freudian psychoanalysis, wich both challenge the theological evidence of the love of gog as being good. Thus it is show how f. Nietzsche reveals a love rooted in resentment and an uneasy conscience, then how s. Freud, followed by j. Lacan, articulate the problematics of love around narcissism, pleasure, hate, and the death pulsion. - the second part proposes a new approach to reading bernard de clairvaux and martin luther who, with the analytical tools of their times, undertook sane significant "pre-critique" work on the notion of the love of god. This hermeneutic process underlines the fait that contemporary questioning is preceded by these authers of the past who minutely analysed a love which, progressively emerging from narcissism and hate, places of the subject and the object of amor dei in finiteness. The conclusion of this part takes up the problem of the oscillation between the objective genitive and the subjective genitive in the hate and the love of god. - having posed some hermeneutic preconditions the third part, debating with contemporary theology, carries out the interpretation of the several new testament texts from luke, john and paul. It is thus show how these biblical authors allow the reconsideration of the notion of eros and agape : paradoxically, the love of gog meets the human being who is aspiring to being more or having more, by christologically offering something less which confers life, an emptiness, a need, a divine finiteness which surprisingly gives birth to a christian being. The general conclusion sets the limitations of the authors studied and suggests directions for further research.

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  • Notes : Publication autorisée par le jury

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