Effets de composés stéroïdiens sur le couplage électrique et diffusionnel de myocytes ventriculaires de rat nouveau-né en culture primaire

par Franck Verrecchia

Thèse de doctorat en Électrophysiologie et pharmacologie cellulaire. Interactions cellulaires

Sous la direction de J.-C. HERVE.

Soutenue en 1996

à Poitiers .


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  • Résumé

    Les canaux jonctionnels, en permettant la propagation ordonnee de cellule a cellule des potentiels d'action depuis le site d'origine a l'ensemble du cur, jouent un role fondamental dans le fonctionnement du muscle cardiaque. L'etude de la communication intercellulaire a ete realisee par evaluation du couplage diffusionnel a l'aide de la technique de frap (fluorescence recovery after photobleaching), et par mesure du couplage electrique a l'aide de la technique de double patch clamp en configuration cellule entiere sur des myocytes cardiaques ventriculaires de rat nouveau-ne en culture primaire. Ainsi, notre etude a permis de mettre en evidence que les steroides sexuels, testosterone et oestrogene, inhibent la communication intercellulaire des myocytes cardiaques. Cette inhibition, proportionnelle a la concentration de steroide utilisee, est rapidement reversible apres lavage des cellules par une solution physiologique. Cette action semble independante de la fixation de l'hormone sur son recepteur nucleaire, independante d'une augmentation de calcium intracellulaire et independante d'une modification du taux de phosphorylation des canaux jonctionnels. L'hypothese retenue pour expliquer les mecanismes d'action de ces composes sur les canaux jonctionnels est, soit une action directe de ces composes sur le canal, soit une action indirecte par insertion du compose lipophile dans la membrane, ce qui, par perturbation de l'environnement lipidique du canal changerait la conformation de celui-ci et ainsi provoquerait sa fermeture. Notre etude nous a egalement permis de mettre en evidence que la 2,3 butanedione monoxime (bdm), une phosphatase chimique entraine l'inhibition de la communication jonctionnelle. Cette inhibition peut etre divisee en deux phases. Une premiere correspondant a une inhibition rapide et reversible du couplage intercellulaire qui ne resulte ni d'une augmentation de calcium intracellulaire ni des proprietes nucleophiliques du compose oxime et une deuxieme, plus lente a s'etablir qui semble resulter d'une dephosphorylation du canal jonctionnel

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Informations

  • Détails : [10], 200, xxiii f
  • Annexes : 552 réf. bibliogr

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