L'image comme preuve : essai critique sur les relations entre la science et les images

par Monique Sicard

Thèse de doctorat en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Nicole Boulestreau.

Soutenue en 1996

à Paris 10 .


  • Résumé

    Dans cet ensemble de travaux, les images de science (photographies, images cinématographiques, radiographies, images numériques, imageries diverses. . . ), sont traversées de questions multiples. Comment des images qui sont la matérialisation de subjectivités peuvent-elles nous renseigner sur le monde ? Comment peuvent-elles constituer des accès à la connaissance alors qu'elles nécessitent, pour leur fonctionnement même, une adhésion préalable ? Pourquoi la science accepte-t-elle d'emblée les images de la photographie naissante quand elle manifeste, quelques dizaines d'années plus tard, des réticences vis-à-vis des nouvelles images du cinéma ? Ces paradoxes cachent de véritables stratégies de la preuve, qui sont ici mises en évidence. L'image, essentiellement labile n'est porteuse en elle-même d'aucune vérité. Elle n'existe que révélée par des systèmes de légitimité et de rationalité qui l'accueillent, par des mécanismes d'activation qui lui confèrent un sens. Mais ce sens n'est jamais acquis une fois pour toute : en témoignent les nombreux passages de la science vers l'art, les multiples changements de statut des images. Les résultats des investigations menées ici tant à partir d'images contemporaines qu'à partir d'images du XIXème siècle conduisent à une meilleure compréhension du sens et de la fonction des images de science, de l'usage des images comme témoins, de la nature de l'image en général. Interrogeant les "nouvelles images", ces recherches ouvrent la voie à une archéologie de la nouveauté.

  • Titre traduit

    Pictures as proofs : critical essay about relationship between science and pictures


  • Résumé

    In this group of publications, science pictures (photographs, movies pictures, radiographs, computers pictures, scannings. . . ) are examined through a lot of questions. How pictures can give us informations about the world while they are materialized subjectivities? How can they are an access to knowledge while they need a preliminary adherence to work? Why science use photographs on sight in the middle of the nineteenth century while it receives new cinematograph pictures with hesitations fifty five years after? These paradoxes hide a true strategy of proof. Pictures are fundamentally fluid; they bring no truth by themselves. They exist only when they are revealed by legitimacy and rationality systems. But this significance itself is never acquired definitively: passages from science to art, changes of pictures status are evidence of that. The results of these investigations which concern pictures of the ninetieth and the twentieth centuries bring to a new understanding of signification and functions of science pictures, uses of pictures as witnesses, nature of image in general. Asking the "new picturing technologies", these researches open the way to an archeology of novelty.

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Informations

  • Détails : 4 vol.
  • Notes : Thèse non reproduite
  • Annexes : Bibliogr., 14 f.

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  • Bibliothèque : Université Paris Nanterre. Service commun de la documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : T96PA10167
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