Libéralisation, instabilité financière et instabilité macro-économique

par Corinne Le Gallic

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Joël Métais.

Soutenue en 1996

à Paris 9 .


  • Résumé

    Ce travail analyse et intègre différents arguments théoriques, provenant de différents champs de recherche, permettant de mettre en évidence l'existence d'un lien de causalité entre instabilité financière et fluctuations macro-économiques. Dans un premier temps, nous présentons les arguments théoriques permettant de lier libéralisation et instabilité financière. Nous examinons deux composantes de l'instabilité financière : instabilité bancaire et instabilité des marchés financiers. Nous montrons d'une part que l'évolution de l'organisation des marchés financiers, due en partie aux mesures de libéralisation financière, a accru l'importance et l'impact sur les prix de comportements déstabilisants (en particulier mimétiques) des opérateurs, et donc la volatilité des marchés. D'autre part, la libéralisation financière, en augmentant la concurrence entre intermédiaires financières, a écrasé leur marge d'intérêt, source traditionnelle de profit. Pour compenser cette perte de revenus, les banques ont développé leurs opérations de marché. Ainsi, la rentabilité à long terme ne sera peut-être pas affectée, mais les résultats devraient être moins stables, on doit s'attendre à une augmentation des fluctuations des résultats bancaires. La libéralisation financière a donc dû accroitre l'instabilité financière : augmentation de la volatilité des prix des actifs financiers et des fluctuations des résultats bancaires. De plus, à la fois les côté demande et offre du marché du crédit ont été affectes. Les fluctuations macro-économiques devraient donc être plus marquées. Nous retrouvons cette conclusion théorique lors des simulations d'un modèle de cycle macro-financier.

  • Titre traduit

    Liberalization, financial instability and macroeconomic instability


  • Résumé

    This thesis analyses and integrates theoretical arguments, from various research fields, supporting the existence of a causality link between financial liberalization and macroeconomic fluctuations. It presents theoretical arguments supporting the idea that financial liberalization exaggerates financial instability. It examines two components of financial instability: banking instability and market instability. First, it gives some theoretical arguments showing that the new organization of financial markets, partly due to financial liberalization, increased the importance and impact on prices of mimetic and other destabilizing behavior of traders, hence increased markets volatility. Secondly, it shows that financial liberalization, while enhancing competition between financial intermediaries, reduced banks traditional source of profit: interest margins. To compensate this loss of revenue, banks developed markets operations. Thus, their long run profitability may stay the same, but their results should become less stable. Greater fluctuations of banks results would be expected. So, financial liberalization must have increased financial instability (more volatile asset prices and greater fluctuations of banks results). Therefore, both demand and supply side of the credit market must have been affected. Thus, macroeconomic fluctuations should increase. This argument is supported by the results of the simulations of a macro financial cycle model.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol., 316 p
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 525 réf

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris-Dauphine (Paris). Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Université Toulouse 1 Capitole. Service commun de la documentation. Bibliothèque de la Manufacture des tabacs.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : GM1591-1996-21
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.