Le droit de critique

par Olivier Langlès

Thèse de doctorat en Droit

Sous la direction de François Boulanger.

Soutenue en 1996

à Paris 8 .


  • Résumé

    Le rapprochement de deux termes evoquant des idees aussi dissemblables suscite generalement l'etonnement. A travers la diversite des disciplines examinees, l'examen des rapports entre droit et critique -entendue comme critique de sentiments exteriorisee dans une realite sociale et etrangere a sa genese et non principalement comme la critique interne du droit-, fait jaillir indiscutablement une unite de fond du phenomene de la critique en droit au-dela des contingences et d'un champ d'application tres plastique selon les occurrences : c'est autour de la finalite specifique du droit de critique et de la perception par le droit de sa nature, que va s'articuler la preservation plus ou moins etendue de droits plus particuliers ou d'interets superieurs, qui lui seront autant de limites. La finalite de cette etude transversale a l'egard de tous ceux qui entrent en contact avec le droit est double en tentant d'embrasser l'entier domaine du droit de critique et en rendant compte des subtilites qui font aussi tout l'interet du sujet : rapporter la preuve d'abord de l'existence du droit de critique comme mecanisme, ensuite de ses conditions prealables, moyens, garanties, sanctions, fonctions. En fait, entre des phenomenes d'apparence si antithetique, trois types de rapports peuvent s'instaurer : l'exclusion par la lutte, le cantonnement par une certaine tolerance, l'encouragement par l'integration. Longtemps, les deux premiers gouvernent leurs relations. L'antagonisme apparent des rapports entre une source de conflits d'interets et un vecteur de paix sociale nourrit le terrain de leurs defiances reciproques : la repulsion generale du droit pour le phenomene de critique trouve des lors sa source dans une ignorance organique volontaire, qui genere le souhait de ne pas le prendre en compte sans discernement, sauf a la releguer a titre d'exception plaisante selon le mode d'expression considere. Bien plus tard le droit depasse ce prejuge, a l'instar de l'enseignement etymologique, decouvrant l'acception plus constructive d'un instrument d'evaluation, de correction et de proposition : un processus dialectique de de-singularisation de l'expression et, partant, des rapports sociaux, c'est-a-dire une representation de tous par chacun, depassant la personne du critique et ses interets propres. . . [etc. ]

  • Titre traduit

    The right of criticize


  • Résumé

    The comparison between two phrases evoking so different ideas is provoking a feeling of astonishment. Through the diversity of the various matters examined, the examination of relationships between law and critics - critics understood as a critics regarding feelings externalized in the context of a social reality and foreign to its genesis and non principally as the internal critics of law- gives a clear indication of an indisputably harmonious global unity beyond of the contingencies and a very various field of application for the phenomenon of the critic of law according to the occurrences : it is above the specific finality of critical right and the perception by right of his nature that will be work out the preservation, more or less expanded, of particular rights or interests, which will constitute so much limits. The conclusion of this transversal study regarding all who are in contact with law is double by trying to join the entire field of critical right and by reporting some subtleties which makes the subject more attractive : first bring the proof of the existence of critical right as mechanism, and then preliminary conditions, means, guarantees, sanctions, functions. In fact, between appearance antithetical phenomena, three types of relations could be established: the exclusion by fighting, the confinement by showing a certain tolerance, the encouragement by integration. During a long period, general exclusion and confinement govern their relations. The apparent antagonism of the relations between a source of interest conflicts and social peace vector is nourishing the field of their mutual mistrusts : general repulsion of law for the critical phenomenon can find its source in a voluntary organic ignorance, which is generating the wish not to take into consideration without knowledge, except to relegate it as a funny exception according to the mode of expression in use. Later on law disregards this prejudice, after the fashion of the etymological lesson, discovering the acceptation of a more constructive instrument of evaluation, of correction and of proposition : a dialectic process of de-singularisation of the expression, and consequently of the social relations, i. E. A representation of everyone by each person going above the critics person and her own interest. . . [etc. ]

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 1999 par ANRT à Lille

Le droit de critique


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La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 3 vol. (1613 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 1439-1463

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : H 939/1,2,3 TH
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Cette thèse a donné lieu à 1 publication .

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Cette thèse a donné lieu à une publication en 1999 par ANRT à Lille

Informations

  • Sous le titre : Le droit de critique
  • Dans la collection : Thèse à la carte
  • Détails : 3 vol. (1613 p.)
  • ISBN : 2-284-01169-1
  • Annexes : Bibliogr. p. 1439-1463. Index
La version de soutenance de cette thèse existe aussi sous forme papier.

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