"faire societe" en entreprise d'insertion ?

par NORBER GRANGET

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de VINCENT GAULEJAC.

Soutenue en 1996

à Paris 7 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Cette recherche vise a montrer en quelle mesure les pratiques d'entreprises d'insertion (ei) sont porteuses de dynamiques permettant de "faire societe", en france, aujourd'hui et demain. Les acteurs d'ei (responsables, encadrants techniques, travailleurs sociaux) accompagnent les transitions en cours dans la societe francaise des annees 1990. Ils agissent a l'interieur du systeme de normes qui est le leur et le seul capable a court terme de permettre au plus grand nombre d'individus de participer a leur societe, et tentent en meme temps de developper des pratiques depassant ses limites institutionnelles. Les tenants de l'ordre normatif qu'ils remettent en cause tentent de les obliger a conserver des pratiques traditionnelles de structures economiques sociales ou politiques. Quand ils resistent a ces pressions, les acteurs d'ei mettent en evidence l'existence d'elements de "participation des individus a leur societe" sur lesquels ils cherchent a "faire progresser" les individus disposant de "contrats d'insertion". Ils developpent pour cela des rapports de pouvoir plus ouverts avec leurs partenaires locaux, centres sur le suivi de personnes "en difficulte" dans leur parcours individuel, et fondes sur l'echange et non l'affirmation d'une domination. L'extension de ce mode de rapport de pouvoir, ainsi que la precision des possibilites d'intervention pour faire progresser les individus sur les "elements de participation a leur societe", permettent d'enrichir notre connaissance des dynamiques et des modes d'organisation qui permettent concretement de "faire societe". Elles illustrent les interactions possibles entre des pratiques d'ei et les theories de "l'interdependance sociale" de norbert elias, et de la "desinsertion sociale" de vincent de gaulejac et isabel taboada-leonetti.


  • Résumé

    The "entreprises d'insertion" appeared in france in the end of the 1970's. They have been supported by a law since 1985. This sort of firms, that are non profit organisation too, don't exist out of france. They are included in what's called "initiatives for "insertion par l'economique"". This last concept has no sense in english, but could be translated into : "integration by economic means of the unemployed in their society". This doctoral thesis aims at demonstrating that the "entreprises d'insertion" were created by social workers to pursue their own political project of society, and also to contribute to go with the evolution of the institutional organisation of their society. It tries to explain how the people in charge of these firms help unemployed people to participate in their society, through the analysis of interviews with all the types of salaried employees of 21 firms. This research concludes in the description of several elements that are supposed to condition the participation of each person in his society. It insists on the importance of local partnerships that must be created by local economical, social and political decision makers, to help people make progress on the elements described before. These partnerships, if they respect the values and concepts defended by norbert elias in his sociological theory of "social interdependences", or by vincent de gaulejac and isabel taboada leonetti in their theory around "desinsertion sociale", can constitue the basis of new ways of social regulations.

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