Processus involutifs affectant les cellules de purkinje au cours du vieillissement chez deux mutants neurologiques : les souris heterozygotes staggerer (+/sg) et reeler (+/rl)

par NADIA HADJ SAHRAOUI

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de JEAN MARIANI.

Soutenue en 1996

à Paris 6 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    La perte des neurones est consideree comme une des principales causes de la deterioration des fonctions du systeme nerveux central au cours du vieillissement. Cependant, les preuves experimentales d'une diminution du nombre des neurones au cours du vieillissement dit normal en particulier chez l'homme peuvent etre sujettes a caution tant a cause des methodes de comptage cellulaire utilisees qu'en raison de pathologies associees non evidentes. Un autre facteur pourrait jouer un role essentiel dans la variabilite des resultats de la litterature a savoir l'heterogeneite genetique des populations etudiees mais ce facteur est pour l'instant difficile a analyser chez l'homme. La souris, mammifere dont la genetique a ete particulierement bien etudiee est l'espece de choix pour mettre a l'epreuve cette hypothese ; nous avons donc quantifie une population de neurones facilement identifiables, les cellules de purkinje du cervelet, chez des mutants neurologiques de la souris pouvant offrir des modeles d'etude du vieillissement neurologique normal. En effet certains mutants neurologiques de la souris tels que staggerer, reeler, pcd (purkinje celle degeneration) presentent a l'etat homozygote des troubles locomoteurs visibles associes a des pertes neuronales massives dans la sphere olivo-cerebelleuse. Par exemple, chez le mutant homozygote staggerer (sg/sg), 60 a 90 % des cellules de purkinje (cp) sont absentes a un mois post-natal, cette perte s'associant a une atrophie macroscopiquement visible du cervelet et a la degenerescence des afferences de ces neurones. Il a ete montre recemment dans notre laboratoire, que l'heterozygote staggerer (+/sg), qui apparait cliniquement sain en apparence et dont le cervelet semble qualitativement normal, presentait cependant une perte de cp se developpant progressivement avec l'age pour atteindre 30 % chez l'animal de 12 mois. Ce resultat a suggere a ses auteurs que le gene staggerer pouvait constituer a l'etat heterozygote un gene de suscept ibilite au vieillissement neurologique normal du cervelet et cette hypothese a ete a l'origine du present travail. Dans un premier temps nous avons analyse l'evolution du nombre des cps chez le +/sg au dela de 12 mois, c'est a dire au cours du vieillissement proprement dit. Notre deuxieme objectif a ete de voir si l'hypothese emise pour le gene staggerer avait une valeur plus generale a savoir si d'autres genes pouvaient etre des genes de susceptibilite pour le vieillissement du cervelet. Nous avons donc etudie un autre exemple de mutant a l'etat heterozygote, le reeler, qui est lui aussi cliniquement sain en apparence. Le nombre des cps a ete estime che des +/sg femelles agees de 13, 18 et 24 mois et des heterozygotes reeler (+/rl) males et femelles de 3, 16 et 26 mois. Dans les deux groupes, les cervelets inclus dans la paraffine ont ete decoupes dans le plan sagittal en coupes seriees. Les cps ont ete comptes toutes les 40 coupes sous un microscope photonique a un grossissment de x1250. Les resultats bruts des comptages cellulaires ont ete corriges selon la methode de hendry. Chez le +/sg de 13 et 18 mois, il y a une diminution significative du nombre de cp (22 a 26 %) par rapport aux temoins (+/+) du meme age. Ce nombre ne change plus chez les +/sg de 13 et 18 mois alors qu'il diminue chez les temoins de 24 mois de maniere identique a celle des +/sg de 13 et 18 mois. Comme les animaux +/+ de la lignee c57bl/6j, les +/+ de la lignee balb/c (temoins des reelers) presentent une perte de cp qui apparait entre 16 et 26 mois et touche environ un quart de la population des cps chez les males. Toujours chez les males, les +/rl presentent un deficit de 16 % du nombre de cp des 3 mois qui atteint 24 % a 16 mois. Chez les femelles en revanche, il n'y a aucune perte de cp significative avec l'age aussi bien chez les sauvages que chez les heterozygotes. Ces resultats confirment donc l'hypothese que le gene staggerer provoque a l'etat heterozygote un vieillissement precoce du cervelet et que cette vulnerabilite des cps se retrouve aussi dans un autre exemple, l'heterozygote reeler. Dans la troisieme partie de notre travail, nous nous sommes demande si les effets de telles mutations se limitaient a la disparition d'un certain pourcentage de cp ou si elles entrainaient egalement des phenomenes involutifs au niveau des cps qui n'etaient pas affectees par le processus de mort neuronale. Nous avons donc recherche des anomalies de la morphologie des cellules de purkinje survivantes chez des heterozygotes staggerer et leur evolution en fonction de l'age. Pour cela nous avons compare la morphologie des arbres dendritiques des cps d'animaux de 4, 12 et 22 mois de +/sg et de +/+ grace a une methode semi-quantitative qui permet d'examiner un grand nombre de cellules en tenant compte de 9 parametres morphologiques decrivant l'arbre dendritique. Il apparait que la mutation staggerer entraine des 4 mois, une involution dendritique tant en largeur qu'en hauteur qui s'ag


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 192 P.
  • Annexes : 140 REF.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Pierre et Marie Curie. Bibliothèque Universitaire Pierre et Marie Curie. Section Biologie-Chimie-Physique Recherche.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : T Paris 6 1996 779
  • Bibliothèque : Centre Technique du Livre de l'Enseignement supérieur (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : PMC RT P6 1996
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.