La raison des figures symboliques à la Renaissance et à l'âge classique : études sur les fondements philosophiques, théologiques et rhétoriques de l'image

par Florence Vuilleumier Laurens

Thèse de doctorat en Littérature et civilisation comparées

Sous la direction de Marc Fumaroli.

Soutenue en 1996

à Paris 4 .


  • Résumé

    Ambitionnant de mettre au jour les fondements philologiques, philosophiques, théologiques et rhétoriques de l'image au XVIIe siècle. L'auteur s'est efforcée d'écrire l'histoire, manquante à ce jour, de la réception des "symboles" de Pythagore depuis la traduction des vies des philosophes de Diogène Laërce par Ambrogio Traversari, analysant ainsi les contributions des générations successives d'humanistes (Alberti, Ficin, Politien, Pic, suivis par Nesi, Reuchlin et Steuco) qui en dégagent progressivement les multiples implications. L'époque suivante voit l'intégration, autour des "symboles" proprement dits, des autres formes symboliques, tant anciennes (proverbe, énigme, hiéroglyphe) que nouvelles (emblème). Erasme, GiraldI, Caussin, chacun à sa façon, travaillent à souligner l'unité du nouveau monde symbolique, mais nul plus que Claude Mignault, à travers l'histoire compliquée, étudiée ici pour la première fois, des accroissements successifs du Syntagma de Symbolis. Au seuil du XVIIe siècle l'influence de Pythagore, déjà rapproché de la tradition chrétienne et hébraïque, est largement relayée par celle de Denys l'aréopagite, inspirateur direct de la théologie symbolique et la théologie mystique de Maximilian van der Sandt. Un chapitre sur la signification liturgique du voile du temple couronnant cette troisième partie, restait à montrer comment les grandes rhétoriques de la deuxième moitié du siècle codifient le nouveau langage des images : Masen pour l'image visuelle et graphique, Tesauro pour la métaphore, âme du discours, et enfin Menestrier pour les décorations des fêtes et des cérémonies funèbres. L'ambition déclarée par ce dernier, d'écrire une "philosophie des formes symboliques", même si elle ne fut jamais réalisée.

  • Titre traduit

    The Reason of Symbolic Forms in the Renaissance and Classical Age : Studies in the Philosophical, Theological and Rhetorical Basis of Image


  • Résumé

    In order to point out the philological, philosophical, theological and rhetorical basis of XVIIth cent. Imagery, the author had first to write the still now missing history of the reception of Pythagoras' symbols from the beginning of the renaissance. Stressing the contribution of successive generations of humanists: Traversari, Alberti, Ficino, Poliziano, Pico, Nesi, Reuchlin, Steuco. . . The following period was marqued by the integration, around the symbola themselves, of other symbolic figures, as well ancient, such as the proverb, the enigma and the hieroglyphic, as modern, such as the emblem and the device. Erasmus, Giraldi and Caussin have thus contributed, each in his own way, to reinforce the unity of the new symbolic world. But nobody more than Claude Mignault, through the very intricate story of his Alciati's editions and evolution of his famous Syntagma de Symbolis. At the beginning of the XVIIth c. , the Pythagorean model is reinforced if not replaced by Dionysius areopagita, whose work inspires altogether the symbolic theology and the mystic theology of the Jesuit father Maximilian van der Sandt, whose pious approach legitimates a special chapter devoted to the uelum templi considered as the allegory of allegory, the last part of the book would show how the great rhetoricques of the second half of XVIIth century succeeded in analyzing and codifying the new language: Jacob Masen for the visual and graphic image, Emanuele Tesauro for the metaphora and Menestrier for the festive and funeral decorations of ephemeral baroque.

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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2000 par Librairie Droz S.A. à Genève

La raison des figures symboliques à la Renaissance et à l'âge classique : études sur les fondements philosophiques théologiques et rhétoriques de l'image


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  • Bibliothèque : Université de Paris-Sorbonne Paris 4. Service commun de la documentation. Bibliothèque Serpente.
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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2000 par Librairie Droz S.A. à Genève

Informations

  • Sous le titre : La raison des figures symboliques à la Renaissance et à l'âge classique : études sur les fondements philosophiques théologiques et rhétoriques de l'image
  • Dans la collection : Travaux d'Humanisme et Renaissance , 340 , 0082-6081
  • Détails : 1 vol. (538 p.)
  • Notes : Texte en français et annexes en latin.
  • ISBN : 2-600-00430-0
  • Annexes : Bibliogr. p. [323]-369. Notes bibliogr. en bas de page & index
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