La France et Madagascar de 1880 à 1894 : aux origines d'une conquête coloniale

par Guy Jacob

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Jean Ganiage.

Soutenue en 1996

à Paris 4 .


  • Résumé

    En 1890 la France, qui escompte encore une rapide revanche, s'intéresse peu à Madagascar. Mais les Réunionnais, ruinés, veulent mettre la main sur la Grande Île. Ils ont deux arguments : sa richesse fabuleuse, des "droits historiques" anciens. Et un prétexte : posséder un vaste réservoir de main-d'œuvre. Avec des consuls de France remuants, ils amplifient une rumeur : l'Angleterre veut contrôler Madagascar alléguant divers incidents, le Réunionnais de Mahy, ministre de la marine pour un très bref intérim, lance en 1883 l'escadre de l'océan Indien contre Madagascar. Ferry, qui, à posteriori, approuve cette décision, se voit reprocher par la chambre sa timidité lors du grand débat de juillet 1885, l'intervention de Mahy est essentielle : grâce à lui Madagascar sauve le Tonkin. Mais, par le traité de 1885, le gouvernement malgache se refuse à reconnaître le protectorat français. Le Myre de Vilers, résident général, décèle les faiblesses de la monarchie. Dépourvu d'illusions sur les missionnaires britanniques qui prétendent exporter la révolution industrielle, il mise cependant, vainement, sur une conquête économique. Le premier ministre Rainilaiarivony accorde d'immenses concessions à des aventuriers alors que sur la côte végètent de petits colons créoles. En 1890, l'Angleterre reconnaît le protectorat français sur Madagascar. En vain, Rainilaiarivony s'efforce de développer la recherche de l'or, puis de mobiliser son armée. Au contraire, le grand banditisme progresse. Le gouvernement malgache est condamné par la Résidence, les Jésuites et les missions britanniques. Fin 1894, le parlement français, rendu euphorique par les accords avec la Russie, vote les crédits pour une expédition destinée à occuper Tananarive. (Doc thèses)


  • Résumé

    In 1890, France, still hoping for a revenge, hardly took interest in Madagascar. But being bankrupt, the population of the island of La Reunion wanted to lay their hands on Madagascar. They put forward two arguments: its fabulous wealth and some ancient historic rights. They also alleged the fact that the island offered ample manpower. And with the help of some very active French consuls. They also spread the rumour that England wanted to gain control over Madagascar. The Creole de Mahy, who was the navy minister for a short interim period, took on him to send the Indian Ocean squadron against Madagascar. Ferry, who subsequently gave his approval to the decision, was blamed for being too timid by the chamber. During the great debate of July 1885, Madagascar saved Tonkin through Mahy's interpellation. However, the Malagasy government rejected the French protectorate by the 1885 treaty. Le Myre de Vilers, the resident general, detected the weaknesses of the monarchy. Under no illusion as to the British missionaries exporting the industrial revolution, he, in vain, banked on an economic control. The Prime Minister Rainilaiarivony conceded huge concessions to adventurers while small Creole settlers could hardly make a living on the coast. In 1890, England recognized the French protectorate on Madagascar. Rainilaiarivony tried to develop gold mining and to rally his army. However, crime was increasing. The Malagasy government was blamed by the residence, the Jesuits and the British missions. By the end of 1894, the French parliament, encouraged by the agreement with Russia, voted for an expedition to take over Antananarivo.

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