Spectacle et iconographie a la renaissance. Pour une intertextualite de l'image shakespearienne

par ANNE OWENS BRILLEAUD

Thèse de doctorat en Études anglaises

Sous la direction de François Laroque.

Soutenue en 1996

à Montpellier 3 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Le probleme de l'image est un de ceux qui agite l'angleterre de shakespeare. Les depredations iconoclastes ont reduit l'heritage artistique, mais ont-elles change les mentalites ? les images continuent a circuler et a servir de support aux entreprises didactiques. Les textes temoignent de l'interet porte par les intellectuels elisabethains aux differentes fonctions de l'image, essentielle dans le processus cognitif (representation et memorisation), dans l'acte de communication (en particulier au theatre qui donne a voir autant qu'a entendre) et dans l'approche d'une transcendance qui ne se laisse apprehender que par approximation symbolique. Il existe un debat contradictoire dont le theatre se fait l'echo. L'oeuvre de shakespeare temoigne de la survivance du patrimoine iconographique, de l'influence d'une culture populaire de l'image et d'une volonte d'utiliser un mode de representation dont l'efficacite reste sans egale. Ces images expriment une vision du monde complexe, dans laquelle les differents niveau du reel sont classes et ordonnes. La polysemie de l'image, son aptitude a degager les similitudes sans toutefois abolir les differences, en font le vehicule ideal pour circuler d'une categorie, d'un niveau du reel a l'autre. Ainsi, le corps humain sert-il a representer a la fois les vices et les vertus, mais aussi les ages, les saisons et le concept fondamental de mutabilite. En partant d'une representation specifique, celle du temps, le lecteur est amene a traverser de nombreux carrefours poetiques ou il croisera le temps et les vices, le temps et les vertus, le temps et l'ordre ou le chaos, la fete et le deuil, carnaval et careme, l'immuable et le changeant.


  • Résumé

    The quarrel between supporters and critics of images raged fitfully in elizabethan england as the destruction of images failed to root out century-old visual cliches from people's minds. Prints were popular in elizabethan england, being valued as didactic media, while writers had much to say about the importance of images in mental processes (conceiving and imagining), in communication (especially in pageants, shows and on stage), and in contemplating truths in the dark mirror of allegory. Shakespeare's work echoes his age's concern for images, reflecting the survival of a visual heritage both popular and learned as he attempts to reconcile the audience's ears to their eyes. The visual icons used are metonymies for a complex, multi-layered universe. Because images are "more pregnant than words" , emphasising the analogy of substance without ignoring shape, poets and philosophers have often ridden one metaphor to wing their way up from natural to moral and eventually mystic allegory. In shakespeare's plays, the human body, for example, may stand for vices and virtues, but also for the ages of man, or of the sublunary world, and for pure abstractions. Starting with the age's hackneyed icons of time, seasons and ages, one is led along as yet uncharted networks of crossreferences, where images of festival time and mourning time, lent and may, lead on to representations of history, of vices and virtues, order and chaos, eternity and change.

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