Structure génétique des populations et système de reproduction chez une espèce gynodioi͏̈que, "Thymus vulgaris L. "

par Michèle Tarayre

Thèse de doctorat en Biologie des populations et écologie

Sous la direction de James Harrison Wilson Thompson.

Soutenue en 1996

à Montpellier 2 .


  • Résumé

    L'etude de la structure genetique des populations est essentielle pour comprendre l'evolution des systemes de reproduction chez les vegetaux. Dans ce contexte, l'etude de la structure des populations d'une espece gynodioique, parait un modele interessant puisque les femelles sont des allogames obligatoires alors que les hermaphrodites peuvent s'autofeconder (si l'espece est autocompatible). L'espece gynodioique etudiee, thymus vulgaris est bien connue pour presenter une grande variabilite de la frequence des femelles d'une population a l'autre et un determinisme nucleocytoplasmique du sexe. Les principaux objectifs de cette these etaient de determiner l'influence de la variabilite de la frequence des femelles sur la diversite genetique et son organisation spatiale au sein et entre les populations, ainsi que l'importance des flux geniques via le pollen et les graines sur la structure genetique de ces populations gynodioiques. Le deficit en heterozygotes n'est pas correle negativement avec la frequence des femelles, principalement due a un exces d'heterozygotes pour des populations a faible taux de femelles. Onze populations sur les 23 etudiees montrent des valeurs de f#i#s significatives, alors nous n'avons pas detecte de consanguinite biparentale chez les femelles. L'inexistence de difference entre le deficit en heterozygotes des femelles et des hermaphrodites, va a l'encontre des predictions des modeles theoriques. Ces resultats peuvent s'expliquer (1) par des hermaphrodites plus heterozygotes qu'attendu suite a une forte proportion d'allofecondation entre hermaphrodites et par le fait que les hermaphrodites soient issus des femelles par restauration de leur fertilite-male plus particulierement dans certaines populations a faible frequence de femelles, et (2) par des femelles moins heterozygotes qu'attendu suite a la fecondation par des hermaphrodites fortement consanguins (autofecondations, croisements entre-apparentes). Les 23 populations analysees sont tres peu differenciees, ce qui suggere l'existence de flux geniques assez importants. La comparaison de marqueurs allozymiques a heredite biparentale et cytoplasmique (adncp) a heredite maternelle montre que le pollen migre plus loin que les graines. La distribution dans les populations des chlorotypes observes a permis dans certains cas de mettre en evidence des migrations de graines au dela de la population. En outre, il semblerait que la colonisation et la fondation de populations ou demes se realisent selon le modele propagule pool, c'est a dire a partir d'un nombre limite de graines generalement issues de la meme population


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Informations

  • Détails : [7], 104, [11] f
  • Annexes : Bibliogr.: f. 93-104

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  • Cote : TS 96.MON-76
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