Thèse soutenue

Contribution à l'histoire du clergé paroissial d'Ancien Régime : l'exemple du diocèse de Dijon au XVIIIe siècle

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Auteur / Autrice : Éric Wenzel
Direction : Benoît Garnot
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance en 1996
Etablissement(s) : Dijon
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Christine Lamarre, Jean Bart, Gilles Deregnaucourt, Jean Quéniart

Résumé

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Au 18e siècle, le clergé paroissial du diocèse de Dijon évolue dans un petit évêché de 156 paroisses crée tardivement en 1731. La majorité des prêtres sont issus des familles d'artisans et de marchands. Le recrutement urbain est majoritaire jusqu'en 1760 environ, la capitale provinciale tirant à elle plus de 50 % des clercs. Mais on ne constate pas de changement majeur dans la sociologie du recrutement après cette date : les artisans et marchands ruraux prennent la place de leurs homologues urbains. Le diocèse ne connait aucune crise véritable de recrutement après 1750. Les clercs sont presque toujours en nombre suffisant pour les postes proposés. Mais paradoxalement, le diocèse est envahi par une proportion importante de prêtres étrangers (plus de 30 % des bénéfices) venus des diocèses périphériques essentiellement. Les clercs sont formés au collège jésuite des Godrans alors que les séminaires diocésains sont partiellement désertés. Les évêques refusant l'éducation proposée par les jansénistes oratoriens. Le clergé dijonnais peut être divisé entre les prêtres des plateaux de l'ouest (la montagne dijonnaise) et ceux des riches terres de la plaine de la Saône et de la cote viticole ; les prêtres de la capitale épiscopale formant un clergé privilégié. Les disparités de condition sont grandes, les congruistes majoritaires à plus de 80 % à la fin du siècle, mais les curés appartiennent au monde des petits notables du monde rural. Les quelques mémoires laisses par les prêtres dijonnais laissent entrevoir un attachement profond à l'idéal tridentin. Le clergé dijonnais est occupé par de lourdes charges spirituelles et sociopolitiques (assistance, contrôle des populations. . . ). Une petite majorité de prêtres (51%) votent la constitution du clergé de 1791.