De l'obligation morale à l'obligation politique : Essai sur le formalisme en philosophie

par Bruno Gnassounou

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de André Tosel et de Robert Damien.

Soutenue en 1996

à Besançon .


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Il s'agit de s'interroger sur la prétention de la philosophie contemporaine à fonder nos règles de vie individuelle ou commune. La philosophie transcendantale, notamment sous la forme qu'elle a prise dans les œuvres de Heidegger d'une part et d'Apel et Habermas d'autre part, apparait parfaitement caractéristique de ce type de projet fondationnaliste. Ce dernier s'accompagne de la conviction très forte que les principes moraux et politiques substantiels que nous livre la tradition n'emportent plus spontanément l'adhésion. Le formalisme surgit comme la seule solution viable : soit sous la forme du decisionnisme soit sous la forme d'un universalisme néo-kantien, se fondant sur la discussion publique. Nous nous proposons de montrer que ces tentatives sont des échecs. A ce mauvais formalisme, il faut en substituer un bon, celui que la philosophie comprise comme entreprise d'analyse conceptuelle propose. Au lieu de trouver le principe ultime de l'action morale ou commune, il vaut mieux tenter de décrire la manière dont nous parlons de l'action pratique morale ou juridique. La philosophie analytique anglo-saxonne s'est constituée autour de ce projet, avec Hare, non-cognitiviste, Foot et son naturalisme et McDowell et le réalisme. Nous montrons que cette dernière position philosophique est la plus satisfaisante. De la même manière, les règles de la vie commune ont fait l'objet d'une analyse renouvelée dans ces pays. Le formalisme, sous sa forme positiviste avec Hart ou conventionnaliste avec Gauthier et Sugden (ou Hayek) n'est pas toujours conforme à son descriptivisme. Il nous est apparu que, dans une veine aristotélicienne, que l'on ne pouvait faire abstraction de la notion de bien commun. C'est paradoxalement en portant attention à cette notion que la philosophie retrouve en partie une fonction pratique.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (819 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f.796-813.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire. Section Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : LET.BESA.1996.1022.1
  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire. Section Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : LET.BESA.1996.1022.2
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.