La ville en scenes. Discours et figures de l'espace public a travers les "arts de la rue"

par Philippe Chaudoir

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Sylvia Ostrowetsky.

Soutenue en 1996

à Amiens .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Les rues du centre de nos villes ont vu se developper, vers le debut des annees 70, une forme d'evenements festifs en espace ouvert appeles aujourd'hui couramment "arts de la rue". A l'origine, ces manifestations renvoyaient a un mode d'investissement de l'espace urbain existant des le moyen-age qui semblait s'etre eclipse de la vie urbaine. La resurgence de ces formes festives traditionnelles s'inscrit dans le contexte d'une crise urbaine, sociale et politique et y puise largement ses logiques d'action. Tout en se referant a un passe historique et au dela d'un simple retour nostalgique, ces nouveaux artistes prennent en charge leur epoque avec comme objectif fondamental de re-donner sens a la notion d'animation urbaine. Ces nouveaux modes d'intervention semblent partager les finalites de l'amenagement et de l'urbanisme de leur epoque. Ils renvoient a une conception habermassienne de l'espace public, comme support communicationnel de l'echange et de la constitution de l'opinion. Cependant, la rue semble aujourd'hui, dans ce mouvement contemporain, essentiellement concue pour produire le public lui-meme, comme ensemble. Ce renouveau culturel a fort a faire avec la ville comme polis et ce retour au politique transite par le medium culturel. Finaliser le festif, toujours vouloir renouer avec l'histoire ou le sens, creer du lien pour suppleer a son absence ; toutes ces figures dessinent l'originalite d'une intervention en espace public qui rencontre largement un mouvement qu'on a pu qualifier de post-moderne. Son interrogation constitue un des axes centraux de cette these.

  • Titre traduit

    The town on stages. Discourses and figures in public space through'street arts'


  • Résumé

    The streets of our town-centers have seen in the early 70s the development of a form of festive events in the open air, currently called today "street arts". Originality these events related back to a mode of investment of the urban space that had existed as early as in the middle ages and seemed to have slipped away from the urban life. The revival of these traditional festive forms comes within the framework of an urban, social and political crisis, on which it greatly draws its logics of action. While refering to an historical past and beyond a mere nostalgic return, these new artists take responsibility for their era, with the basic objective to give a meaning back to the notion of urban vitality. These new modes of intervention seem to share the purposes of the development and town-planning of their times. They relate back to a habermas conception of the public space, as a communication vector of exchange and a basis for the building-up of the public opinion. Yet the street seems today, in this contemporary movement, to have been essentially conceived to produce the audience itself, as a whole. This cultural rebirth has a hard task with the town as polis, and this return to the political sens is made via the cultural medium. Finalizing the festive dimension, always wishing to revive history or meaning, creating ties to make up for their absence : all these figures outline the originality of an event in public space that widely meets with a movement described as post-modern. Questioning it makes up one of the central lines of this thesis.

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