Les instruments à vent dans la symphonie française de 1750 à 1789

par Philippe Lemoine

Thèse de doctorat en Musicologie

Sous la direction de Jean-Michel Vaccaro.

Soutenue en 1995

à Tours .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Entre 1750 et 1789, la France a connu une floraison symphonique non dépourvue d'intérêt : 1750 coïncidant avec l'avènement de la symphonie en tant que genre musical, 1789 marquant le quasi-arrêt de la production symphonique française. L’étude porte sur les symphonies françaises de cette période comportant des instruments à vent. Sur deux-cent-quatre-vingt-huit symphonies répertoriées, cent-quatre-vingt-dix ont pu être consultées. En matière d'orchestration, les instruments à vent ont une importance croissante dans le langage symphonique français et étranger. Le répertoire symphonique français présente quelques particularités concernant l'utilisation de cette famille instrumentale. Dans un premier temps, les vents n'auront qu'un rôle secondaire de soutien du quatuor à cordes ; les parties destinées à ces instruments étant quelquefois ad libitum ou présentant un procède de substitution instrumentale. Mais les compositeurs, soucieux de diversifier la pate sonore orchestrale, leur confieront peu à peu un rôle de solistes. L’émergence du pupitre des vents dans le langage symphonique français n'aurait pu s'effectuer sans les influences esthétiques de Mannheim puis de Vienne. Les instruments à vent constituent un facteur incontournable dans l'évolution de l'orchestration et du langage symphonique. Une importance rhétorique d'une part, car leurs interventions ponctuant le discours musical permettent de souligner les différentes phases d’une forme musicale quelle qu'elle soit ; un intérêt expressif d'autre part, car leurs timbres agrémentant la thématique donnent à la symphonie une dimension théâtrale, les mouvements symphoniques pouvant être assimilés à des actes d'opéras, les thèmes devenant des personnages à part entière. L’étude comporte deux volumes : le premier constituant la thèse proprement dite, le second proposant des reconstitutions et des analyses de mouvements extraits de symphonies françaises.


  • Résumé

    Between 1750 and 1789, France knew an important symphonic production, not devoid of interest : 1750 coinciding with the recognition of symphony as musical style, 1789 marking the almost stand still of the french symphonic production. This study is about the french symphonies of this period including wind instruments. Out of two hundred and eighty-eight registered symphonies, hundred and ninety of them have been studed. In manner of orchestration, wind instruments have had a growing importance in the french and foreign symphonic language. The french symphonic repertory shows some particularities regarding the use of this instrumental family. At first, wind instruments will only have a supporting part of the string quartet, the parts reserved to these instruments being sometimes ad libitum or presenting a process of instrumental substitution. But the composers, because they were eager to diversify the orchestral sonority, give them, little by little, a solist part. The rise of the desk of wind instruments in the french symphonic language couldn't have happened without the esthetic influences of Mannheim then of Vienna. Wind instruments are an unavoidable factor in the evolution of the orchestration and the symphonic language. One side, a rhetorical importance, because their occurences punctuating the musical discourse allow to stress the different movements of a musical form whatever it is; an expressive interest on the other side, because their timbers flourishing the thematic give the symphony a theatrical dimension, the symphonic movements being possibly assimilated to opera acts, the themes becoming full characters. The study is composed of two volumes: the first one being the actual thesis, the second one offering reconstitutions and analysis of movements extracted from french symphonies.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (VI-399, 194 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université François Rabelais. Service commun de la documentation. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.