La politique, le social, et l'ethique, dans l'oeuvre de simone weil

par François Coursol

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Miguel Abensour.

Soutenue en 1995

à Reims .


  • Résumé

    Pourquoi et comment simone weil, dont la pensee de jeunesse, malgre la place accordee au travail, se situe dans le prolongement de la philosophie reflexive, s'oriente t'elle ensuite vers une pensee necessitariste ? avant que de deboucher sur une notion "d'ordre du monde", proche de "l'amor fati" stoicien, l'auteur developpe une reelle reflexion politique, qui est en un sens une veritable redecouverte du politique, meme si cette reflexion est assez vite occultee par la pensee du social et de l'organisation. Le paradoxe de la critique weilienne adressee a marx, est que simone weil aboutira a des positions theoriques tres proches des vues de marx. Elle ne revient ni a hegel, ni a kant, ou a la lecture reduuctrice faite par marx de ces deux auteurs. Ainsi, simone weil operera une lecture criticable des rapports de la pensee et du travail de la pensee et de l'etre. Sa proximite a marx, et l'acceptation du materialisme dialectique - dans l'acception qu'elle en donne - feront qu'elle ne tiendra pas compte, comme marx, de la difference de nature entre le chosal et l'humain, et qu'elle abandonnera, particulierement dans les dernieres oeuvres et la derniere periode, la demarche interpretative indispensable a la comprehension de ce qui est conscient et humain, au profit d'un traitement descriptif ou mecaniste.


  • Résumé

    The young simone weil's thought was a continuation of introspective philosophy, despite the important role of work in her life. How and why did she then turn to utilitarian thought ? before coming to a notion of "world order" similar to the stoic "amor fati", the author develops a veritable political reflection which is, in a way, a real rediscovery of politics, even though this reflection quickly disappears behind her social and organizational thought. The paradox behind weil's critique of marx is that she comes to theoretical positions that are very close to marx's views. She never goes into hegel, nor kant, nor marx's narrow interpretation of these two authors. Thus, simone weil gives an interpretation of the relationship between thought and work and between thought and work and between thought and being, that is open to criticism. Her similarity to marx, with the acceptance of dialectic materialism - as she interprets it - leads her not to take into account the difference in nature between the realm of the objet and the human as marx does. Particularly in her last works and in the final period, she abandons the interpretive method that is indispensable to understanding the realm of consciousness and humaness in favor of a descriptive mechanical interpretation.

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  • Détails : 440 f.
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