"ceremonies funeraires dans le zitenga (burkina faso)"

par Marie Raynal

Thèse de doctorat en Ethnologie

Sous la direction de Alfred Adler.

Soutenue en 1995

à Paris 10 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Les travaux consacres a l'histoire du pays moaaga ( burkina faso) mettent en avant une distinction entre descendants de chef et enfants de la terre. Sous l'angle des ceremonies funeraires et dans le cas de l'ancien royaume du zitenga, voisin de celui du yatenga, cette differenciation nous est apparue pertinente. Seuls les seconds de ces hommes rendent possible l'execution des rites qui ponctuent les funerailles. Ces derniers prennent corps dans des lieux differents selon le statut et le role que jouait le mort. La maisons des ancetres,presente dans la cour de tout doyen de quartier, delimite l'espace a l'interieur duquel sont deposes certains cadevres,conserves des objets ayant appartenu ou touche le defunt et tues des animaux qui ne sont pas tous consideres comme des betes sacrifiees. Des dons sont egalement offerts a la personne decedee en dehors de cette construction; a ses pieds lorsqu'elle se trouve encore dans son quartier,une fois installee dans sa tombe,mais aussi lors des deux ceremonies qui succedent a l'enterrement:le taan-kaoore (bris de la fibre) et le kuure(levee de deuil). Cette derniere etape des funerailles peut etre precedee,sept jours auparavant, de la venue de personnages nommes bugba(sing bugo) dont le role est de regler definitivement les problemes que la mort d'un doyen a pu soulever. La disposition de toute personne est liee a l'evocation,qui devient predominante,d'une des composantes de l'invisible:le kuma. Sa maitrise, lors des funerailles d'aines enfants de la terre,s'etablit par l'intervention d'masque a lame. La presence ulterieure d'un bugo masque,averee pour un doyen quel que soit son statut,permet,apres la mise a distance de cette composante,sa reintegration dans la maison des ancetres.


  • Résumé

    The works about the history of the moaaga country (burkina faso) put forward a distinction between descendants of chief and children of the earth. Seen from the angle of funeral ceremonies and in the case of the ancient kingdom of zitenga,this differentiation seemed relevant to me. Only the seconds of these men make possible the perfomance of rites which punctuate the funeral. The latter take shape in different places according to the statues and the role the dead played. The ancestors house ,present in the senior's yard of any quarter,delimits the space inside which some corpses are laid down,objects that belonged to the deceased or that touched him are kept,and animals which are not all considered as sacrificed beasts are killed. Donations as well are given to the dead outside this construction;at his feet when he is still in his quarter,once he is put in his grave,but also at the time of the two ceremonies which follow the burial:the taan-kaoore(breaking of the fiber) and the kuure(end of the mourning). This last stage of the funeral can be preceded by the coming of persons named bugba whose the role in this case is to settle definitively the problems the death of the most senior member may have raised. The death of any person is linked to the evocation,which becomes predominant,of one of the elements of the invisible:the kiima. Its control,during the funeral of the eldest children of the earth,is established thanks to the intervention of a plank-mask. The presence,later,of a masked bugo,known for any most senior member whatever his status,allows,after a gap was left between the people and this element,its return to the ancestor's house

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  • Notes : THESE NON CORRIGEE

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