La mort dans les romans d'Ann Radcliffe

par Alain Lauzanne

Thèse de doctorat en Études anglaises

Sous la direction de Suzy Halimi.

Soutenue en 1994

à Paris 3 .


  • Résumé

    Death is at the centre of the novels of ann radcliffe. The plot generally rests on the murder of a good man, sometimes committed by his brother. Justice is often meted out by one of the victim's children, who will risk death in the process. In fact, all the characters face death : the parents are dead, the hero and the heroine never die but are frequently in great danger, the villain is killed or commits suicide. Death, which is inseparable from love, breaks happy marriages or is used, in vain, by the villain to seduce the young lady he lusts for. What with a high death-rate, public executions, detailed accounts of murders in newspapers, death scenes in novels, poems, painting and sculptures, death was omnipresent in the eighteenth century. Yet ann radcliffe uses death with much delicacy and restraint- she avoids describing murders, executions or even corpses. She wants her readers to use their imagination. It is difficult to bring out ann radcliffe's views on religion. She believes in the immortality of the soul and in the existence of a better world, she criticizes the church of rome and alludes to a natural religion but hardly ever mentions hell. The attitude of her characters when they face death recalls that of her contemporaries : one must resign oneself to dying without forgetting that death can bring ineffable bliss, but one should not commit suicide, a craven immoral act.


  • Résumé

    La mort est au centre des romans d'ann radcliffe. L'intrigue repose generalement sur le meurtre d'un homme de bien, parfois commis par son frere. La victime sera vengee par l'un de ses enfants, qui risquera la mort dans son entreprise. En fait, tous les personnages sont confrontes a la mort : les parents sont decedes, le bon heros et l'heroine, s'il ne meurent pas, courent les pires dangers, le heros-scelerat est tue ou se suicide. Inseparable de l'amour, la mort brise des unions heureuses ou est utilisee, en vain, par les scelerats pour conquerir la jeune fille qu'ils convoitent. Aux dix-huitieme siecle, la mort etait omnipresente : taux de mortalite eleve, executions publiques, recits detailles de meurtres dans les journaux, scenes de morts representees dans la litterature, la peinture et la sculpture. Ann radcliffe pourtant se sert de la mort avec beaucoup de pudeur : elle evite de decrire des meurtes, des executions ou meme des cadavres. Elle prefere solliciter l'imagination de son public. Il est difficile de degager la pensee religieuse d'ann radcliffe : elle croit en l'immortalite de l'ame et en l'existence d'un autre monde, critique l'eglise catholique et fait allusion a une religion naturelle, mais ne mentionne presque jamais l'enfer. L'attitude de ses personnages devant la mort rappelle celle de ses contemporains : il faut se resigner a mourir sans oublier que la faucheuse peut apporter un bonheur ineffable, mais on ne doit pas se suicider, acte lache et immoral.

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  • Détails : 2 vol. (vii, 642 f.)
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  • Cote : I 4= 18297-<1,2>

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