Méthodes physiques et chimiques appliquées à l'étude des structures de combustion préhistoriques : l'approche par la chimie organiques
| Auteur / Autrice : | Ramiro Javier March |
| Direction : | José Garanger |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1995 |
| Etablissement(s) : | Paris 1 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Le sujet de cette thèse est la caractérisation des structures de combustion à partir de l'analyse de leur contenu en substances organiques, principalement les lipides, acides gras stéroïdes et alcanes. L'étude quali-quantitative de ces substances réalisée à partir des techniques d'extraction chimiques de la chromatographie gazeuse et de la spectrométrie de masse contribue à la compréhension des histoires respectives de chaque structure de combustion analysée et particulièrement à la définition des fonctions de chacune d'entre elles. Cette approche est complété par la caractérisât ion du contenu minérale des différents facies sédimentaires conformant les structures étudiées à partir de la spectrométrie d'absorption atomique, la fluorescence et la diffraction de rayons ''x''. Les structures de combustion analysées proviennent des divers sites archéologiques appartenant à des divers périodes et écosystèmes. Il s'agit du site de tunel I, site des chasseurs cueilleurs d'altitude de La Puna de Junin en Argentine, et des sites de chasseurs magdaléniens de Fontgrasse (vers-Pont du Gard), Etiolles (Essonne) et Pincevent (Seine et Marne) en France. Dans ces sites ont été développés diverses problématiques d'ordre diachronique ou synchronique d'analyse du contexte archéologiques mais toujours liées au problème de la relation entre forme et fonction des structures de combustion ainsi dans certains de ces sites l'analyse des structures de combustion est accompagné par l'analyse approfondi du contenu organique des sols d'habitat. Ce travail a permis de déterminer un certain nombre de signatures chimiques d'origine anthropique ou naturelle que permettent de définir l'origine animale et végétale ainsi que l'état de thermoaltération des substances naturelles contenues dans des foyers préhistoriques. On a déterminé aussi des phénomènes de conservation différentielle liées aux niches écologiques dans lesquels les sites étudiés s'inscrivent.