Max Jacob : du poème au dessin

par Jean-Marc Pontier

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Julie Bertrand-Sabiani.

Soutenue en 1995

à Orléans .

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  • Résumé

    En ce début de siècle, l'avant-garde favorise les rapprochements entre peintres et poètes. Picasso, Derain puis Gris illustrent les oeuvres de Max Jacob. Mais à y regarder de plus près, la pratique personnelle de Jacob dépasse la simple association de circonstance entre peintres et poètes, largement sollicitée dans les années dix par le marchand et éditeur Kahnweiler. Peintre lui-même, Max Jacob ne cesse d'interroger dans son oeuvre la relation particulière qu'entretient le signe écrit avec le signe peint. Ses ouvrages critiques - chroniques de Léon David, art poétique, conseils à un jeune poète - portent la marque d'une double approche esthétique. Sans cesse sont comparés peintres et poètes dans la finalité d'une vision globalisante de la création artistique. C'est pourquoi la poésie de Jacob laisse une place importante à l'univers pictural : citations de peintres, de techniques propres aux arts plastiques, mais aussi mentions de couleurs, de formes et transformations qui font à la fois l'univers fluctuant du cornet à dés et celui fort délicat à définir, du cubisme littéraire. Restait donc à interroger les espaces de "contamination" du poème par la peinture. Manuscrits inédits et illustrations ont aidé à mettre en lumière la double pratique jacobienne, à l'amorce d'un siècle où peintres et poètes ne cessent de parler le même langage, celui de l'invention d'un nouveau code, se souciant peu, dans le fond, de compartimenter en genres surdéfinis les moyens d'expression poétique.


  • Résumé

    At the beginning of the XXth century, the avant-garde movement encouraged the creation of links between painters and poets. Picasso, Derain then Gris illustrated Max Jacob's works. But if one looks closer, Jacob's own writing and painting go, beyond the mere occasional partnership between painters and poets, witch was widely encouraged in the 1910's by Kahnweiler, the famous art merchant and publisher. Being a painter himself, Max Jacob kept studying in his work the specific link the written sign created with the painted sign. His criticals books - chroniques de Leon David, art poètique, conseils à un jeune poète-bear the march of a dual aesthetic approach. Painters and poets are repeatedly compared with the finality of a global vision of the artistic creation. That is why Jacob's poetry lets an important part to the pictorial world. It includes : names of painters, technics special to art, as well as colours, shapes and transformations that create the moving world of the cornet à dés , and that, extremely difficult to define, of the litterary cubism. Spaces of "contamination" of the poem by the painting then remained to be studied. Unpublished manuscripts and illustrations helped enlightening the dual jacobian way of working, at the begining of a century when painters and poets kept on speaking the one and same language, that of the birth of a new code, and didn't mind much, on the whole, about separating the means of poeticals expression into overdefined genres.

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