Les pseudomonas fluorescents de la rhizosphere : etude taxonomique et effets sur la croissance de la tomate et du mais, de la germination a la levee

par EMMANUEL BOSSIS

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de A. FER.

Soutenue en 1995

à Nantes .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    De nombreux travaux ont montre que des bacteries benefiques, en particulier des pseudomonas spp. Fluorescents de la rhizosphere, en controlant la communaute microbienne de la rhizosphere ou en luttant contre des pathogenes majeurs, ameliorent l'etat sanitaire des plantes et stimulent ainsi leur croissance. L'hypothese de stimulation bacterienne directe de la croissance de la plante par effet sur sa physiologie a ete longtemps rejetee. Cependant les travaux de lifshitz et al. (1987) ont clairement demontre un effet de stimulation directe, en conditions axeniques, d'une souche de p. Putida sur le colza. Ce phenomene n'a ete etudie depuis que sur ce couple bacterie/plante. Nous l'avons examine, dans d'autres conditions et de facon plus globale, pour d'autres couples souches bacteriennes/plantes. Nous avons montre, en conditions axeniques, les effets de souches de pseudomonas fluorescents sur la croissance de la tomate et du mais, de la germination a la levee. Ces souches ont ete comparees et regroupees selon leurs effets. En parallele, elles ont ete etudiees sur le plan phenotypique et genomique. Ces etudes ont permis de mettre en evidence que la stimulation de la croissance de la tomate est liee a la capacite des souches a solubiliser in vitro le phosphate tricalcique ainsi qu'a leur non-production d'hcn. De plus, ces souches stimulantes appartiennent preferentiellement a un phenon particulier. Les etudes taxonomiques montrent que l'adn de ces souches, identifiees comme p. Fluorescens ou p. Putida sur la base de caracteres phenotypiques, ne s'hybride jamais avec plus de 70% avec de l'adn des souches type de ces especes. Ces resultats, si l'on considere la definition de l'espece bacterienne, remettent en cause le statut de ces deux especes. La connaissance du phenomene de stimulation bacterienne directe de la croissance des plantes a ete approfondie. En faisant varier les conditions experimentales, nous avons montre leur dependance vis-a-vis de nombreux facteurs. De plus, ces effets directs sont beaucoup plus importants sur certains genotypes: des stimulations de l'elongation jusqu'a 84% ont ete obtenus apres bacterisation du genotype de tomate 'flora dade'. Le dispositif mis au point pour evaluer les effets des souches sur la croissance des plantes permet d'envisager l'etude des mecanismes responsables des stimulations, sur le couple souche/genotype montrant les effets les plus nets et les plus reproductibles. Les effets bacteriens ont egalement ete etudies dans differentes conditions de culture non axeniques. Les stimulations de croissance sont significatives lorsque les souches, inoculees en quantite importante, ont correctement colonise les racines. Par contre, les souches performantes en conditions axeniques ne sont pas toujours les plus efficaces en conditions non axeniques


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  • Détails : 194 P.
  • Annexes : 353 REF.

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  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 95 NANT 2062
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