Biodégradation des cyanures contenus dans des résidus de la fabrication de l'aluminium

par Alain Dumestre

Thèse de doctorat en Géomicrobiologie

Sous la direction de Jacques Berthelin.

Soutenue en 1995

à Nancy 1 .


  • Résumé

    Les cyanures, inhibiteurs métaboliques bien connus, sont largement produits dans notre environnement par diverses activités industrielles, et, dans une moindre mesure, par divers organismes vivants (plantes et microorganismes). Une étude en laboratoire des microorganismes présents dans les résidus industriels contenant des cyanures et de leur capacité a résister aux cyanures en développant des mécanismes de dégradation a permis d'envisager la faisabilité d'un traitement de ces déchets industriels spéciaux que sont les résidus cyanures issus de la fabrication de l'aluminium par électrolyse, plus communément appelés Vieilles Brasques. Des microflores autochtones composées d'eubactéries, de bactéries de type filamenteuses et de champignons, adaptées à ces déchets (pH très alcalins, fortes teneurs en sels, présence de fluorures et cyanures), ont été dénombrées et isolées, puis sélectionnées en cuves pour leur capacité de dégradation des cyanures libres à des pH très alcalins (toujours supérieurs à 10). Un champignon, Fusarium solani, déjà connu pour certaines des souches comme pathogène de certaines plantes cyanogéniques (capables de libérer de l'acide cyanhydrique), développé en présence de cyanures une enzyme, la cyanide hydratase (EC 4. 2. 1. 66), les hydrolysant en formamide. Une étude précise du métabolisme de ce champignon en milieu cyanure alcalin a mis en évidence l'importance de trois paramètres influençant l'activité de dégradation ; (1) la quantité de biomasse inoculée, (2) la valeur du pH et (3) la composition du milieu de culture (présence d'une source complémentaire de carbone et d'énergie). L’utilisation de Fusarium solani pour un traitement biologique des vieilles brasques nécessite la mise au point d'un dispositif en deux étapes: (1) la lixiviation en tas des résidus, et (2) la dépollution biologique des effluents cyanures, qui de plus englobe un traitement chimique par précipitation des fluorures lixiviables. Ce travail permet également d'ouvrir deux voies de recherche, l'une sur le développement de méthodes alternatives de dosage des cyanures, et l'autre sur la faisabilité d'un traitement chimique des cyanures par des résidus organiques à pH très alcalins. Elles aboutissent respectivement à la mise au point de deux techniques analytiques de dosage des cyanures complexes et totaux par chromatographie ionique et irradiation UV, et à la proposition d'un deuxième procédé, cette fois chimique, de dépollution des cyanures contenus dans les Vieilles Brasques

  • Titre traduit

    Cyanide biodegradation in wastes from the aluminium industry


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Informations

  • Détails : 1 vol. (416 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 218 références

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  • Bibliothèque : Université de Lorraine (Villers-lès-Nancy, Meurthe-et-Moselle). Direction de la Documentation et de l'Edition - BU Sciences et Techniques.
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  • Bibliothèque : Mines ParisTech. Bibliothèque.
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  • Cote : EMF 19735-8
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