"l'asiatisme dans la litterature et la pensee russes de la fin du xixe siecle au debut du xxe siecle"

par Dany Savelli

Thèse de doctorat en Littérature et civilisation comparées

Sous la direction de Wladimir Troubetzkoy.

Soutenue en 1995

à Lille 3 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Dans la pensee ou la litterature russe, on retrouve, comme dans d'autres litteratures europeennes, les motifs du peril jaune et du despotisme oriental avec cette reserve qu'ils sont plus delicats a traiter qu'en occident a cause dudit joug mongol, de la question de son "apport" a la russie et des theories politiques sur l'"asiatscina". Cette reserve est primordiale et elle explique l'interet du recours a la notion d'asiatisme plutot qu'a celui de "theme asiatique". En outre, lorsque les ecrivains russes parlent de l'asie, ils evoquent la persistance, voire l'invasion persistante ou au mieux l'errance, d'un element dont il leur est difficile de determiner s'il leur est etranger ou non. C'est cette difficile dissociation entre russie et asie que l'on peut nommer asiatisme. L'asie est tantot le siege de l'immobilisme (essentiellement la chine), tantot le catalyseur de l'histoire (chine, mongolie, japon). On voit les ecrivains en venir a definir une "asie" a la carte. La critique de la chine peut servir a critiquer de facon detournee le gouvernement russe; l'appel aux huns, theme de la decadence, peut servir a penser la russie hors la decadence, enfin la figure de l'asiate eput servir a l'ecrivain a rendre compte d'un drame interieur, etc. Ce sujet invite a une reflexion sur la politique, la revolution (le portrait du revolutionnaire en asiate), les grandes peurs collectives (perils jaune, rouge, juif, negre). Il evoque les etonnantes interferences entre asiatisme, europeisme et americanisme.

  • Titre traduit

    Asiatism in russian literature and thought at the turn of the twentieth century


  • Résumé

    In russian thought or literature, we do find, as in other european literatures, the motives of the yellow peril and of the oriental despotism except that it is much more difficult for the russians to speak about these than for westerners because of the so-called mongol yoke, of the question of its "contribution" to russia and of the political theories about "asiatscina". This difficulty for the russians is essential to note, this is why i resorted to the notion of "asiatism" instead of "asiatic theme". Moreover, when russian writers speak about asia, they tend to speak about a certain element about which they cannot say whether it belongs to russia or to asia. This difficulty of "belonging" can be named "asiatism". Asia is sometimes the centre of immobilism (essentially china), at another times it is the catalyst of history (china, mongolian, japan). The writers finally define an "asia" a la carte. Criticism of china can be used as a criticism of the russian government while baffling censureship. The theme of the coming of the huns, a decadent theme par excellence, can help to think russia outside decadence; the asiat can be used by writers in order to evoke an inner confusion, etc. This subject invites to a reflexion about policies, revolution (the portrait of the revolutionary as an asian), great collectives fears (the yellow, red, jewish, negro perils). It shows surprising connections between what can be called asiatism, europeanism and americanism.

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  • Bibliothèque : Université Charles de Gaulle. Service commun de la documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 50.377-1995-15-1
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