Le Film dans ses rapports aux arts, à la littérature et à la philosophie : (et son insertion dans les registres pédagogiques et culturels de la communication audiovisuelle)

par Patrick Louguet

Thèse de doctorat en Esthétique cinématographique

Sous la direction de Philippe Bonnefis et de Bernard Leconte.

Soutenue en 1995

à Lille 3 .


  • Résumé

    L'analyse filmologique est de droit comme de fait une entreprise ouverte. Le travail de classification en genre et en especes - activité intellectuelle caractérisée par Aristote - quoiqu'utile, s'avère insatisfaisant lorsqu'il porte sur ces objets contemporains que sont les oeuvres cinématographiques : chaque film est une oeuvre, c'est à dire un objet original qui impose une analyse au cas par cas. Soit en amont, du côté de son apparition, la relation qui lie un réalisateur - et son équipe - à un film. Soit en aval, du côté de sa réception, la relation qui se noue entre le film une fois constitué et son spectateur. L'enjeu de sa création comme de sa réception passe par un accueil, une disponibilité de l'invention et / ou du regard. De telles postures s'enracinent dans la tradition phénomenologique de la philosophie contemporaine. Ce n'est pas tomber dans l'anthropomorphisme que d'insister sur le rôle du réalisateur dans la création de ce qui n'est après-tout, et fort heureusement, qu'une chose humaine. Ce n 'est pas tomber dans la réduction psychologique que d'insister sur la position accueillante du spectateur : d'où la nécessité de distinguer entre subjectivité spectatorielle et subjectivité spectatoriale. Analyser, c'est appliquer de facon vivante les concepts opératoires, quitte à les adapter aux besoins de la prise en compte des singularités, tant sont riches et complexes les relations qu'un film entretient avec la littérature, les arts plastiques et musicaux et la philosophie. Il ne s'agit pas non plus d'imposer de l'extérieur des cadres conceptuels qui s'avéreraient trop rigides. Dans le champ pédagogique, celui de l'entrelacement de paroles se développant a partir du film et sans jamais le quitter, c'est l'ouverture qui s'impose. Les études cinématographiques en appellent donc à une poétique de la communication capables de cultiver le génie de l'equivoque pour reprendre le mot de Maurice Merleau-Ponty


  • Résumé

    The analysis of films is both legitimaly and effectively opened. The task of classification into types and species - int ellectual activity characterized by Aristote - though useful turns out to be unsatisfying when it deals with the contemporary objects than film works are. It is brought to the fore that it deals with a work each time, that is to say an original or unique object which requiries an individual analysis. Either upstream, concerning it appareance the relationship between the director and his team - and the film. Or downstream, considering its reception the relationship between the film once completed and the audience. The stake of its creation, as well as the stake of its reception goes through a welcome, an alertness of invention and or sight. Such positions are rooted in the phenomenological tradition of contemporary philosophy. We will not lapse int o anthropomorphism if we insist on the part played by the director in the creation of what is after all, and fortunately , nothing but a human thing. We will not lapse into psychological reduction if we insist on the receptive position of th e audience : hence the need to distinguish the "subjectivite spectatorielle" from the "subjectivite spectatoriale". Analysing means, putting into practise as follows the operating concepts : we must adapt them or alter them to the needs of the taking into account of the peculiarities; the relationship between a film and literature, plastic and musical arts and philosophy being so rich and complex. We do not want either to impose from the outside conceptuals frames which would be too rigid and univocal. Thence in the educational field the intertwining of words coming from the film and without leaving it, polysemy of communication must be the rule, according to "the genius of ambiguity" to quote Maurice Merleau-Ponty.

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  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. ff. 279-284; filmographie; index

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