La liberte dans l'oeuvre de crebillon fils

par ELODIE CUYL CANDIT

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Paul Sadrin.

Soutenue en 1995

à Dijon .

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  • Résumé

    L'oeuvre de crebillon fils presente le libertin comme un etre faible tout entier domine par ses passions et dont les ecarts de conduite paraissent la manifestation d'un instinct que la societe peut reprimer mais non baillonner. Cet univers est celui d'une sensualite generale a laquelle les libertins pressent leurs conquetes de s'abandonner sans contrainte. Or, il apparait que cette liberte sensuelle est illusoire et que chacun a besoin de justifier ses debordements. Il y a, dans les conquetes libertines, une intention cruelle qui vise a etudier la liberte feminine a l'egard du desir et qui trouve son excuse dans une volonte affichee de faire des "experiences" philosophiques. Ce besoin de justification est le symptome d'une culpabilite tenace. Faut-il que l'individu soit tente quand il s'avere trop faible pour resister? quelle est, des lors, l'exacte mesure de la liberte humaine? le libertin est, de plus, un etre en representation qui est soumis aux jugements du "public" le "public" est tout-puissant et c'est pour proteger sa reputation, si necessaire dans ce monde d'apparences que chacun est oblige de se masquer: ainsi des prudes et des devots, ainsi du libertin lui-meme, condamne a plaire toujours il n'est pas davantage de liberte politique que de liberte sociale. Les princes sont des tyrans qui exigent de leurs sujets une totale soumission afin que nul ne vienne mettre un obstacle a leurs aspirations, toutes aussi puissantes chez les princes qu'en les individus ordinaires. L'etre libertin est un etre en proie a la volonte effrenee de satisfaire ses passions, fut-ce en alienant la liberte d'autrui, oubliant que ses passions memes l'enchainent.


  • Résumé

    Crebillon fils novels show the libertin as a weak individual, completely dominated by his passions and whom aberrations seem the manifestation of an instinct that the society can repress but not gag. This universe is the one of a general sensuality to which the libertins press their conquests to surrender without constraint however, it seems that this sensual freedom is an illusion and that everyone has to justify his faults there is, in libertines conquestes, a crual intention, an evil purpose that aims to study feminine freedom before desire and that finds its excuse in an ostentatious will to make "experiences". This need of justification is the symptom of a tenacious guilt. Shall the individual be tempted when he proved himself too weak to resist ? which is, then, the exact measure of the human freedom? moreover, the libertin is an individual in exhibition, who is subdued to the judgements of the "public" the "public" is powerful and it is to protect one's reputation, so necessary in that world of appearences, that everyone has to disguise himself, condemned to be always pleasant. There is no more political freedom than social freedom kings and prince are tyrants who require from their subjects, a total submission so that no one could cross their aspirations nor desires, as powerful in prince as they are in ordinary people. The individual is prey to the desperate will to satisfact his passion, whatever it is in alienating the freedom of the others, forgetting that they are his passions themselves that chain him.

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