Analyse des regions adjacentes a l'adn satellite majeur chez arabidopsis thaliana : identification et caracterisation d'une nouvelle famille de retroelements, les elements athila

par Thierry Pelissier

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de G. PICARD.

Soutenue en 1995

à Clermont Ferrand 2 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    L'heterochromatine constitutive represente un composant ubiquitaire du genome des eucaryotes superieurs dont le role biologique est encore largement meconnu. Chez de nombreux organismes et notamment chez les plantes, peu d'informations sont egalement disponibles sur la structure moleculaire precise de l'heterochromatine constitutive. Nous avons initie l'exploration de ces regions heterochromatiques chez la plante modele arabidopsis thaliana par l'analyse de regions adjacentes au satellite majeur d'arabidopsis, le satellite 180 pb qui represente certainement le principal constituant de l'heterochromatine pericentromerique chez cette espece. La selection et l'analyse de 33 clones lambda recombinants contenant potentiellement des zones de jonction entre les blocs de l'adn satellite et les regions adjacentes nous ont alors permis de montrer que les sequences immediatement adjacentes a l'adn satellite majeur chez arabidopsis sont essentiellement constituees de sequences de type moyennement repetees. La caracterisation des sequences de jonction portees par l'un de ces clones a permis la mise en evidence d'une nouvelle famille de retroelements chez arabidopsis thaliana, les elements athila. Ces elements d'environ 10. 5 kb sont presents a plus de 150 copies par genome haploide et constituent la famille d'elements transposables la plus representee dans le genome d'arabidopsis. Ils possedent plusieurs caracteristiques specifiques des retrovirus et retrotransposons comme la presence de ltrs et de sites pbs et ppt potentiels, essentiels pour la transcription inverse de ce type d'elements. Ils presentent egalement au niveau de leur domaine central deux grands orfs de 935 et 694 acides amines. Malgre certaines indications de transposition recente, l'absence d'homologie significative entre les proteines potentiellement codees par ces orfs et les proteines retrovirales, normalement impliquees dans le mecanisme de retrotranposition, suggere que la famille d'elements athila pourrait representer un des premiers exemples chez les plantes de transduction d'un gene cellulaire par un retroelement. Nos resultats indiquent egalement qu'une importante proportion des sequences moyennement repetees presentes dans les 33 phages de jonction etudies correspond a des copies defectives de l'element athila. L'analyse de la distribution genomique des elements athila a par ailleurs montre que ces elements, bien que presents a de nombreuses localisations euchromatiques, sont particulierement concentres dans ou a proximite des blocs de l'adn satellite 180 pb. Il apparait enfin que la plupart de ces elements athila heterochromatiques resultent d'evenements d'integration dans les unites de repetition de l'adn satellite 180 pb


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  • Détails : 166 P.
  • Annexes : 290 REF.

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