Quartiers spontanés et gestion partagée des services urbains à Bamako (Mali)

par Mamadou Fadiala Ba

Thèse de doctorat en Géographie et gestion des espaces tropicaux

Sous la direction de Pierre Vennetier.

Soutenue en 1995

à Bordeaux 3 .


  • Résumé

    L'explosion demographique de la capitale malienne qui commence en 1968, avec la mise en place du regime militaire n'a pas ete accompagnee d'un programme audacieux de logements. La production etatique de terrains a batir, deja marginale, exluait generalement les petits budgets. Ces derniers n'eurent, pour se loger, d'alternative que de recourrir aux attributions foncieres des chefs de village suburbains. Se formaient ainsi, autour de la ville, des guirlandes de quartiers spontanes echappant totalement au controle de la puissance publique. L'etude tente, a partir d'enquetes effectuees dans trois quartiers spontanes, de faire un rapprochement entre cette urbanisation parallele et le reste de la ville dite "legale". Sont alors evoquees, les conditions du cadre de vie, les conditions economiques, ainsi que les structures demographiques. Les defaillances de la puissance publique tant au niveau de la gestion fonciere qu'a celui de la fourniture des services urbains ont conduit la banque mondiale a ouvrir le champ de la gestion urbaine a une serie de nouveaux acteurs, a savoir : les agences autonomes (agetipe, aci), les municipalites de la ville et le tissu associatif (ong, g. I. E. . . ). Si cette gestion partagee n'est pas une panacee aux multiples problemes que connait la capitale malienne, il est clair qu'elle constitue une avancee par rapport a la situation anterieure. Mais les debuts de la formule marques par de multiples blocages, des conflits d'interets et des jeux d'alliances visant au controle de la manne financiere de la ville conduisent a s'interroger sur son devenir.

  • Titre traduit

    Spontaneous quarters and shared management of urban offices in bamalo (mali)


  • Résumé

    The population explosion of the malian capital city which began in 1968 with the coming of the military regime has not been accompinied with a daring housing program. The state production of lands to be built, already on the fringe, were excluding small budgets. The latter had, as least resort, nothing but plots given by suburban village chiefs. Thus, around the city, were created chains of spontaneous quarters beyond the public power's control. The study tries, on the basis of investigations carried out in three spontaneous areas, to compare this parallel urbanization with the rest of the so called "official or legal" city. Thus, are evoked : the environmental living conditions, the economic conditions as well as the demographic structures. The failures of the public power at the level of land management as well as that of the supply of urban services led the world bank to create the urban gestion for many actors like : independent agencies (agetipe, aci), city municipalities and associations (ngo, cie. . . ). If this management does not solve the multiple problems of malian capital, it is obvious that compared to the previous situation it is a progress. But the beginnings of the formula affected by multiple lockings, clash of interests and alliance games aiming at the city's financial manna control urge on wondering about its future.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (372 f.)
  • Notes : THESE NON CORRIGEE
  • Annexes : Bibliogr. f. 343-358

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