Le théâtre en Côte d'Ivoire de 1970 à 1989 : structures, répertoires, perspectives

par Marie-Bernadette Kaboré

Thèse de doctorat en Communication, arts, spectacle

Sous la direction de Philippe Rouyer.

Soutenue en 1995

à Bordeaux 3 .


  • Résumé

    Berceau du theatre africain d'expression francaise, la cote d'ivoire a l'instar des autres pays francophones a herite de l'ancienne puissance colonisatrice (la france), de quelques systemes de valeur qui ont profondement bouleverse le mode de vie de leurs populations. Parmi les legs, figure le theatre moderne, une forme d'expression dont les conventions different de celles des spectacles traditionnels. Spectacle payant, interprete en francais a partir d'un texte ecrit et donne a voir sur une scene a l'italienne. . . Sont quelques unes de ses caracteristiques. Concu au depart comme un divertissement, il a pris veritablement corps au sein de l'ecole normale william ponty a gore (senegal) entre 1933 et 1940, puis a deborde petit a petit du cadre scolaire pour conquerir le public civil des grands centres urbains. En cote d'ivoire, il est tres conteste dans son expression scenique par quelques courants anticonformistes - la griotique, le koteba, le theatre rituel, le didiga, crees respectivement en 1972, 1974, 1974, 1979 , 1981-, qui le jugent tres limite et inapte pour traduire l'essence de la sensibilite esthetique negro-africaine. A la place, les dramaturges novateurs ont propose des formes d'expression sceniques fondees sur un langage globalisant qui prend en compte le jeu de l'acteur, l'equilibre du decor, les costumes, les chants, la danse, la musique, l'occupation de l'aire de jeu. Dans l'ensemble, ils ont reussi a faire avancer le debat sur la notion de l'esthetique theatrale africaine, contribue a l'animation theatrale aux cotes des troupes d'amateurs. Il leur reste a convaincre le public, a lui communiquer leur enthousiasme. Des efforts restent a faire pour cerner les codes et les mecanismes d'actualisation des formes des spectacles traditionnels.


  • Résumé

    Cradle of french-speaking african theatre, the cote d'ivoire as other french-speaking countries inherited from the old colonial power of france some value systems which completely changed the way of life of its population. Amongst the legacy appears modern theatre, a form of expression whose conventions differ from those of traditional shows. Tickets have to be paid for it is performed in french from a written text and made to be seen on an italian-type stage; such are some of its features. First conceived as an entertainment, it really materialized in "goree" (senegal) at the great william ponty school betwe en 1933 and 1940. Then it went beyond the bounds of the ivoiry coast school to conquer the urban audience. In the ivoiry coast, its stage expression is openly questioned by non conformist movements such as "griotique", "koteba" , "theatre rituel", "diddiga", respectively created in 1972, 1974,1979, and 1981. They consider it as too limited and unable to convey the essence of negro-african sensibility. Innovative dramatists have instead suggested a stage expression based on a global language. The latter includes the way of acting, sets, costumes, songs, music and stage occupation. On the whole, they managed to bring an esthetic concern in to african stage. They also contributed to encourage theatrical activities thanks to amateur companies. They still have to convince the public and pass on their enthusiam. Efforts still have to be made in order to define ways to update it and fine codes for traditional shows.

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  • Détails : 2 vol. (720 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 663-709

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