Approche physiologique et didactique de l'entraînement intermittent en course à pied : étude de la variation des temps d'exercice et de récupération

par Jean-Paul Brandet

Thèse de doctorat en Sciences et techniques des activités physiques et sportives

Sous la direction de Patrick Legros.

Soutenue en 1995

à Bordeaux 2 .


  • Résumé

    En course à pied, dans les épreuves de demi-fond, l’optimisation de la performance, passe par l’amélioration des facteurs qui la déterminent. Parmi ceux-ci, certaines composantes du métabolisme aérobie (VO2max. , VMA) semblent prédominantes. La capacité de répéter des exercices à vitesse maximale aérobie (VMA) permettant d’atteindre le VO2max. , est donc l’une des préoccupations majeures du praticien qui devra chercher à optimiser son développement au cours des séances d’entraînement. L’objectif de ce travail est d’observer les adaptations aiguës, subséquentes à diverses séances de course à VMA, réalisées sous forme intermittente. Après avoir évalué la VMA d’un groupe de 8 coureurs, et déterminé le temps limite de maintien d’un exercice de course continue à cette vitesse, les sujets réalisèrent 12 séances de travail intermittent. Au cours de ces séances les sujets effectuaient sur tapis roulant à VMA, des exercices de 30s, 1 min. , 2 min. , entrecoupés de récupérations actives, jusqu’à épuisement. Pour chaque durée d’exercice, ils réalisèrent 3 séances, avec 3 durées de récupération différentes, de 15 s. , 30 s. , 1 min. , ou 2 min. Nos résultats montrent que l’organisation de séances intermittentes apparaît mieux adaptée que la mise en place d’un entraînement continu pour améliorer le métabolisme aérobie. Pour une même vitesse de course à VMA, le travail intermittent permet de réaliser un volume d’exercice d’une durée supérieure au travail continu, dès que la durée de la récupération est d’au moins 30 s. , et ce jusqu’au moment où la durée de l’exercice est inférieure à 4 min. Ces mêmes résultats nous permettent aussi de constater qu’à VMA, le taux de lactate post exercice est toujours plus bas lors des séances intermittentes. Ceci nous autorise à avancer qu’à cette vitesse, lors d’exercices de type intermittent, le travail est plus aérobie qu’au cours d’exercices de type continu. De plus le taux de lactate est d’autant moins élevé que la durée de l’exercice est plus courte, et que celle de la récupération est plus longue (pour les exercices dont la durée est inférieure ou égale à 1 min. ). En effet on ne constate pas d’effet de la durée de récupération pour les exercices de 2 et 4 min. Nos résultats nous permettent de dégager 3 axes principaux de recherches futures : les effets d’intensités inframaximales pour les durées d’exercices plus longues, les effets du travail intermittent sur l’adaptation chronique dans l’entraînement et les effets de ce travail sur une population de niveau d’expertise différent (une population d’adultes plus ou moins sédentaires ayant comme objectif l’entretien de la condition physique pour la santé).


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 150 f

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Bordeaux. Direction de la Documentation. Bibliothèque Sciences et techniques des activités physiques et sportives-STAPS.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : THE 534
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.